SCÈNE VI
ROBLOT seni, pai. BLANCHE.
ROBLOT, senl.
Courons au télégraphe. — Yoil^ ce mariage en bon chemin, et si rien ne vient à la traverse...
Blanche parait sur la porte da fond.
ROBLOT
Te voilà, toi !
BLANCHE
En personne.
402 J?:iN DE THOMMERAY.
ROBLOT
Et que yiens-tu faire ici, s'il te plait?
BLJLNCHE.
Oui, n'est-ce pas, pourquoi n'ai-je pas été dupe du départ de Jean pour la Bretagne ? Pourquoi ne Tai-je pas attendu chez moi en lui tricotant des bas? Je me doutais de quelque chose : j'ai corrompu le vertueux Justin, et ma voiliLl — Ah! M. le vicomte court après sa femme du monde? Eh bien, moi, je viens le chercher, je viens faire de l'esclandre.
Elle s'assied à droite.
aOBLOT, à part.
Elle le ferait comme elle le dit. (Htnt.) Tu sais que le baron
est ici?
BLJLNCHE.
Ça m'est bien égal.
ROBLOT
Tu sais, ma petite, qu'une esclandre te brouille avec loi?
BLANCHE
Mais je ne demande que ça. Je ne suis pas une femme d'argent, moi. Je mourrai peut-être sur la paille, mais je me serai passé toutes mes fantaisies. J'aime mon petit Breton et je veux me donner le luxe d'être à lai seul. Sois tranqoille, je ne lui coûterai rien : je vendrai mes bijoux, je ferai des dettes... Il est si naïf qu'il ne s'en doutera pas, et quand je ne lui plairai plus, ce jour-là... un baron de perdu, vingt de retrouvés !
Bile se lèTt.
ROBLOT
Ton plan est délicieux, mais je t'en propose un qoi te di^^pensera de vendre tes bijoux ; c'est que Thommeraj devienne millionnaire.