‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 246 sur 320 · ACTE QUATRIÊIttE · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÊIttE

liaison d'an jour, à une liaison qui commence à vous peser, je le sàÎ6.

JEAN

Plus bas, de grâce!

Est-ce que nous ne sommes pas seuls?

JEAN

Si fait. Mais les murs d'hôtel ont pins d'oreilles que les autres.

MONTLOUIS

Soyez tranquille, je ne nommerai pas la dame, je ne sais pas son nom. — Qu'on fasse un pareil sacrifice au premier quartier d'une lune de miel, soit; mais la vôtre est en pleine décroissance.

JEAN

Plus bas, vous dis-je !

MONTLOUIS

Décidément nous ne sommes pas seuls. Ce n'est pas votre sieste que j'ai interrompue, mon gaillard! Il parait que vons avez anssi le Champagne affectueux.

JEAN

Monsiear !

MONTLOUIS

L'héroïne de votre roman est cachée quelque part... (indiquant les deux portes latérales.) là OU là ; elle uous entend. Hé bien, cela se trouve au mieux. Je vais vous rendre un fier service. ^S'adressent tour à tonr aux deux portes.) Madame t je n'ai ni

l'honneur ni la curiosité de vous connaître, rassurez -vous. Je suis le baron de Montlouis, ami de la famille Thommeray et pour le moment subrogé-tuteur du jeune homme.

414 JEAN DE THOMMERÀY.

J R A X , à i)croî-voii.

Que prétendez-vous faire?

MONT LOUIS, de même.

Vous allez voir. (Haut.) Permettez-moi, madame, es nom et qualités, de vous donner un conseil qui importe à votre dignité et même à votre bonheur. N'acceptez pas un sacrifice qu'on ne vous pardonnerait pas, si chevaleresque qu'on soit.

JEAN

Assez, monsieur!

HONTLOUIS.

Rendez le vicomte à ses destinées et retouniez %ax vâtresl Vous avez un intérieur, une famille, des enfants... épar< gnez-leur Tamitié sacrilège de votre amant !

JEAN

Mais c'est de la démence, monsieur.

M0NTI.0U1S.

C'est de l'éloquence!

JEAN

Vous êtes gris î

MONTLOUIS

Qu'importe, pourvu que je vous sauve, ingrat! (il loi prend b

main et la garde dana la sienae.) Votre mère m'applaudirait. (Haut.)

Épargnez à votre amant lui-même l'amitié humiliante de votre mari et sa poignée de main loyale... (jean retire TireoMat

•a maia et reste immobile, les yeax baissés. MoDtlouis le regarde aree étoonament et après na silence, désignant la porte de droite.) G^est madame de

Montlouis qui est là.

Non, monsieur.

AGTB QUATRIÈME. àUk

MONTLOUIS

Si ce n*est pas elle, tous m'en devez la preuve. Je suis homme d'honneur : ouvrez*moi cette porte.

JBAN.

Vous ne Tespérez pas f

MONTLOUIS

Ouvrez cette porte, vous dis-je !

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