‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 264 sur 320 · ACTE PREHIBB · texte numérisé non relu

ACTE PREHIBB

RETNOLD.

Cette idée-là ne m*était pas yenue.

HENRI

Nous avons été pour ainsi dire élevés tous trois ensemble; vous vous tutoyez, elle te traite avec une familiarité tranquille...

RETNOLD, aoeablé.

C'est vrai 1 c'est vrai!

HENRI

Jamais le moindre trouble...

RBTNOLD.

. Jamais.

HENRI

Ne faudrait-il pas, avant d'aller plus loin, savoir un peu ce qu'elle pense?

RETNOLD.

Sans doute... mais par quel moyen?

HENRI

Le plus simple est de le lui demander.

RETNOLD.

Non... noni je n'oserais plus remettre les pieds ici, ^t je vous aurais perdus tous les deux.

HENRI

Attends. J'ai une idée... une petite épreuve qui nous montrera le fond de son cœur, qu'elle ne connaît peut-être pas elle-même. Je vais lui dire que tu es amoureux et que tu veux te marier. Nous verrons bien quelle mine elle fera. Si elle est troublée, nous dirons tout.

RETNOLD.

Pauvre chérie !.. ça lui sera bien égal !

448 MADAME CAYERLET.

HENRI

Si ça lui est égal^ noas ne dirons rien. Adoptes-tu mon plan?

REYNOLD

Fais ce que tu voudras, mon bon Henri. Moi je suis bébé* té. La voici... je me sauve.

Henri le retient par la main.

Page 1