‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 268 sur 320 · ACTE t»IlEMlÈà. 46à · texte numérisé non relu

ACTE t»IlEMlÈà. 46à

forcera pas à dous séparer. Barge nous connaît et nous aime assez pour ne pas reculer devant la révélation que nous avons à lui faire, pour comprendre et absoudre le malheur de notre situation. Il a pour vous une sorte de culte que notre confidence ne refroidira pas, j*en suis sûr; il aime Fani\7, il a pour son iils une adoration qui va jusqu'à la faiblesse, et Reynold n'est pas homme à se désister devant an préjugé.

HENRIETTE

Oui, c'est un noble cœur qui a tout.es les vertus de la jeu* nesse. Ma ûlle serait heureuse avec lui !

GAYERLET,

Dites « sera ».

HENRIETTE

Vous me rendez un peu d'espoir. Dieu m'aurait*il pardonné ?

GAYERLET.

Tu ne Tas jamais offensé. Tu es la plus sainte femme que je connaisse après ma pauvre mère.

HENRIETTE

Clier Rodolphe ! — N'est-ce pas Barge que je vois à la grille en habit noir et en gants blancs ?

GAYERLET.

C'est lui-même, en tenue de circonstance. Il n'a pas perdu de temps.

HENRIETTE, montant !• perron.

Recevez-le... je n*ai pas le courage d'assister à ces tristes explications...

GAYERLET.

Où votre présence est d'ailleurs inutile.

EUe rentra dans la inaiscit.

Madame cAVERLËt.

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