‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 269 sur 320 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

€AYERLET seul, pau BARGE.

CàYERLET seul.

Va, chère femme! quand le monde entier te condamnelait, il te restera toujours dans mon cœur un sanctuaire où tu seras adorée et vénérée.

Entre Barge par la gauche.

BARGE

Vous êtes étonné, mon cher ami, de me voir ici deux fois en un jour, et la solennité de mon tiostume a de quoi vous intriguer,

GAVERLET.

Je suis toujours charmé de vous Voir, mon cher Barge, et jamais vous û'êteâ venu plus à propos. Je me pré|)arais à vous aller demander un entretien confidentiel.

BAROÉ.

Tiens 1 comlnd nous nous rencontrons! (lu l'astd^ent sur k banc.} Je vous écoute.

GAVERLET.

Henriette et nloi, nous sommes coupables envers tous, je ne dirai pas d'un manque de conûauce, mais d'une fausse honte que vous comprendrez de reste, quand vous connaîtrez notre douloureux secret. Nous n'avions pas à vous le révéler au début de nos .relations ; plus tard l'intimité qui s'était insensiblement établie entre nous, nous aurait fait un devoir de parler... Mais à quel moment précis avait commencé ce devoir? Quand nous nous sommes aperçus qull existait, nous y manquions déjà depuis longtemps. La con-

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