‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 36 sur 320 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LÉÂ, CAMILLE.

CAMILLE

Je voas dérange ?

LÉA

Non.

CAMILLE

D'ailleurs, vous m'attendiez?

LÉA

Comment cela?

CAMILLE. -

Voilà comme vous oubliez ?

Ne vous avais-je pas annoncé ma visite ?

C'est vrai, j'ai tort.

CAMILLE, lui «pportaat soa front qae Léa effleura des lèrree*

Alors, embrassez-moi bien vite...

Et puis qu'on vous regarde enfin du haut en bas l, ic vous ai si peu vue hier, qu'autant dire pas.

Eh bien, me U'ouves-tu très-changée ?

CAMILLE

Un peu paie Seulement.

LÉA

Que veux-tu ! les grands chemins, le hàle, La fatigue...

CAMILLE

On dirait que vos yeux ont pleuré.

Et vous me souriez d'un Sourire navré.

LÉA

Je n'ai pas, mon enfant, sujet d'être bien gaie.

CAMILLE

La supposition de mon père est donc vraie ? Vous l'aimiez donc, celui que vous avez perdu, Tout coupable envers vous qu'il s'est, dit-on, rendu?

LÉA

Parlons de toi, Camille.

CAMILLE

Oh I de vous, pauvre amie, De vous seule ! — Voyez sa figure blémie !

LÉA

Ne t'inquiète pas de moi, ma chère enfant ; Mon chagrin passera sans doute en voyageant.

Vous nous quittez encor?

LÉA

L'affaire est terminée

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