‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 51 sur 320 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PAUL, aeal.

Hs dormiront en paix grâce à cette imposture;

Et puis je gradûrai mes lettres de façon

k préparer du moins le coup par le soupçon,

Et que la vérité leur arrive amortie

Après avoir été maintes fois pressentie.

Pauvres gens!... Des remords? ne suis-je pas frai>pé

Autant qu'eux et par eux? Pourquoi m*a-t-on trompé?

Et puis quoi! S'agiWl^encoivB^dejmoiS^

De droit et de devoir ^ du monde^tju^scandalft? i

Qaand on défend sa vie, on fait arme de tout,

Et la loi du salut reste seule debout.

Eh bien, moi sans Léa, moi qui ne peux pas vivre,

Qu'importe ce qu'aux pieds je foule pour la suivre!

La suivre!... Elle a juré que jamais son amant...

Ah! si je la trouvais fidèle à son serment,

Je n'aurais plus... Mais non! déjà sa résistance

A besoin entre noas de mettre la distance, Et, quand je tomberai là-bas, inattendu. Libre de tous liens, pour les autres perdu... — Mon père!..

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