ACTE QUATRIÈME
Que, vous retrouvant libre, il serait votre époux?
C'est moi qui suis de trop ! Pourquoi suis-je entre vous?
Oh! pardon d'être là, pardonnez Tun et rentre!
Que mon bonheur perdu ne vous rend-il le vôtre!
Si Dieu me rappelait, vdus.seriez réunis,
Heureux... et moi, du moins, mes maux seraient finis!
Qu'on se sent une pauvre et vaine créature A voir le sang divin qui sort de ta blessure ! Qui pourrait te connaître, enfant^ sans t' admirer? Tiens! je hais ton mari de ne pas t'adorer. Mais il te reviendra!
GAUILLft.
Jamais.
LÉA
Je te le jure!
Je vais mettre un obstacle entre nous de nature A m'en faire hair...
CAMILLE
Lequel?
LÉA
C'est mon secret.
CAMILLE
M'en aimerait-il plus quand il Votis haïrait? 1 V Ne luttez pas, Léa ; je me sens condamnéfl. ^
LÉA
Non! je te sauverai, ma douce résignée,
Dût mon cœur se briser pour racheter le tien*
Embrasse-moi, ma fille.
CAMILLE» se jetant dans ses bras.
Oh ! embrassons-nous bien !
Léa sort»