ACTE PREMIER
Reprenons le fil de ton discours.
Loi tapant sar.fépanle.
Tu ne fus donc jamais heureux dans tes amours?
ADOLPHE. fi * '
Jamais, je vous Tai dit et je vous le répète...
Sauf dans quelques boudoirs, où le bonheur s'achète.
Or, je suis possédé d'un bien autre idéal !
C'est ridicule à dire avec Tair jovial,
Tant pis ! mon ver rongeur, mon épine incarnée,
C'est d'ignorer l'amour d'une femme bien née.
PAULj amèrement»
Te préserve le ciel d'un tel bonheur I
ADOLPHE
Hélas I Il m'en préserve assez, ne l'excite donc pas ! — Tant que j'ai conservé l'espoir d'une revanche J'ai gardé mon secret ; aujourd'hui, je m'épanche.
Tu n'as plus d'espoir?
ADOLPHE
Non!
Pourquoi?
ADOLPHE
J'ai découvert Quelle fatalité près des femmes me perd ; Ce qui me manque...
C'est?
18 lAlL FOnESTiHn.
ADOLPHE
Vous lo savez de reste I FUR EST I ru.
Je t'assure que non.
ADOLPHE
Serais-je trop modeste, Et me condamneraîs-je un peu trop aisément? Âh ! tirez-moi d'angoisse, et dites franchement Si la poutre que j'ai dans l'œil n'est qu'une paille f
Voyons.
On m'a dit hier un mot qui me travaille. . Une danseuse à qui j'offrais... un fort emprunt, M'a répondu : « Merci, v.qu§ êtes tro^^ commun. » La réponse d'abord m'a semblé saugrenue ; Mais sur le traversin elle m'est revenue ; J'ai fait mon examen à travers ce lorgnon, Et j'ai cru trouver là la clef de mon guignon. Me trompé-je? Tranchez la question, cher maître.
Je ne me pique pas de beaucoup m'y connaître.
ADOLPHE
Suffit! je suis Jugé. Rejet de mon pourvoi.
Je ne dis pas cela.
ADOLPHE
Mais je vous le dis^ moi !
De la vulgarité je porte l'estampille; Oui, de la tète aux pieds, homme de pacotille! Et j'ai passé trente ans sans m*en apercevoir!