A.CTE PREMIER
cnles histoires qui courent sur sou compte pendant cette absence 1 II commençait à être oublié, quand tout à coup il reparait avec un héritage qu'il emploie jusqu'au derniei sou au payement de sa dette. Eh bien, je dis que c'est très* beau. *
CATHERINE
Avouez que voîtS seriez moins enthousiasmée si la restitution n'était pas tombée dans votre bourse.
OCTAVIB.
Ah ! ma chère, la question d'argent n'existe pas poar les gens de notre sorte. D'ailleurs, la conduite du baron a été fort admirée dans le monde, et ceux qui Tavaient le plui décrié ont été les premiers à lui faire amende honorable,
catuerine.
Parce qu'on le redoute... et on a bien raison.
OCTAYIE*
Lui ? le meilleur des hommes !
CATHERINE
Et le plus habile.
OCTAYIE.
Où voyez-vous cela ?
CATHERINE
D'abord, à la façon dont il conduit le siège de ma fortune»
Je ne comprends pas.
CATHERINE
Ne vous étes-vous pas aperçue qu'il veut m'épouserî
OCTAYIE,
En voilà la première nouvelle.
164 LIONS ET RENIRDS.
CàTHERINE.
Je n'ai pas besoin de vous dire que je n'y mets pas la moindre fatuité, et que je n'attribue ses hommages qa'à mes millions.
OCTAVIB.
Mais quels hommages? Je n'ai rien vu de pareil.
GATHERINB.
Ah! son entreprise est très-bien déguisée. Il m'affîcheavec tant de respect, il me circonvient avec tant de réserve, qu'il est insaisissable. Autrement, j'aurais déjà coupé court à ses petites manœuvres.
OCTAVIE
Je tombe des nues.
CATHERINE
Tombez-en, mais à l'avenir ne lui prêtez plus la main comme vous l'avez fait hier... très-innocemment.
OCTAVIB.
En quoi donc?
C'est ce que je racontais à madame Hélier quand vous êtes arrivée, (a madame Hélier.) Le baron, pendant un entr'acte, vient faire une visite à madame dans ma loge...
OCTAVIB.
Quoi de plus naturel?
CATHERINE
Rien. — Mon tuteur, qui a l'oreille un peu dura, se plaint qu'il entend mal de sa place.
OCTAVIB.
Le baron lui offre sa stalle, quoi de plus poli?