‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 110 sur 291 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

étrange. M. de Montrichard, en me voyant entrer, m*a prise pour cette personne... vous savez... à qui on prétend que je ressemble...

MONTRIGHARB.

La méprise était d'autant plus inexcusable que cette personne est morte en Californie, et que je ne crois pas aux revenants.

PAULINE

Elle est morte, la pauvre fille? Ma foi, je n'ai pas le courage de la pleurer ; il faut espérer que désormais on ne me confondra plus avec elle.

HENRI

Prenez garde, madame ; M. de Montrichard est peut-être plus sensible que vous à cette perte.

MONTRICHARD

J'en conviens, monsieur ; c'était une femme dont je faisais le plus grand cas. Elle avait le cœur fort au-dessus de sa destinée.

HENRI

Ah ! — Sans doute monsieur a été en position de l'apprécier mieux que personne?

MONTRICHARD

Non, monsieur, non. Je n'ai jamais eu avec elle que des relations très-courtes et très-amicales.

HENRI, lui lerrant la main aveo effusion.

Je suis ravi, monsieur, de vous avoir rencontré... Il ne tiendra qu'à vous que nous devenions amis.

MONTRICHARD

Monsieur] (a paît.) Il me fait de la peine.

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