ACTE PREMIER
PAULIICB.
n n'avait jamais ea de maîtresse; son père le tenait trèssévèrement; à sa majorité, il était aassi naïf que...
MONTRICHÀBD.
Que toi... à quatre ans. Pauvre garçon!
PAULINE
Il est bien à plaindre 1 je le rends complètement heureux.
UONTRICHARD.
Est-ce que vous l'aimez ?
PÀULIICB.
Ce n*est pas la question. Je sème sa vie de fleurs... artilicielles, si vous voulez ; mais ce sont les plus belles et les pins solides.
MONTRICHARD
Voyons, ma chère, la main sur la conscience, trouvez-vous que le jeu en vaille la chandelle?
PAULINE
Jusqu'à présent, non ! Nous avons passé dix mois en Bretagne dans le lète-à-tète le plus complet ; nous voyageons depuis deux mois dans le plus complet tète-à-tête. . . je ne peux pas dire que ce soit d'une gaieté folle. Je vis en recluse nomade, transférée d'auberge en auberge, comtesse pour nies domestiques, les servantes et les postillons. J'aurais fait un triste rêve s'il n'y avait que cela dans mon rêve... mais il y a autre chose I Maintenant qu'Olympe Taverny (Dieu ai* son âme I) a eu le temps d'aller en Californie, d'y mourir, et d'être pleurée à Paris, je peux entrer hardiment dans le monde par la grande porte, et c'est le marquis de Puygiron qui me l'ouvrira.
MONTRICHABD.
Votre mari va vous présenter à son oncle?
lU. LO.
PAULINE
AL bien, oui ! il ne s'attend seulement pas à la rencontrt que je lui &i ménagée.
MONTRICHAHD.
Eb bien, Yoilà un braye garçon pris dans un joli piège.
PAULINE
Bab ! c'est pour son bonbeor ! je lui rends une famille D'ailleurs, en me présentant comme une honnête femme, je ne mentirai pas. Depuis un an, je suis la vertu même. J'ai ^ait peau neuve.
UONTRICHARD.
Vous n'avez pu qu'y perdre, comtesse.
PAULINE
Vous êtes un impertinent — Voilà mon mari.
Uontrichard remonte nn peu en faisant nn grand salât à Pauline.