‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 112 sur 291 · PAULINE, HENRI, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

PAULINE, HENRI, LE MARQUIS

C'est Henri ! — Ah ! cher enfant de mon cœur, la bonne

iUrprise ! (ll Ini tend les bras, Henri l'embrasse et baise le main de la marquise.) Trois ans sans venir voir les exilés! dont un sans leur écrire, ingrat I

Àtui£: JfHEMIER. 177

LA MARQUISB.

Qu'importe ! les affections de famille ne s'éteignent pas comme les autres par l'absence et le silence. A deux cents lieQesdlntervalle, nous avons été frappés du même malheuc nous avons porté le même deuil.

LB MARQUIS

Nous t'attendions presqae oprès la mort de ton pauvre père. Il nous semblait que ta devais avoir besoin do te serrer contre nous.

Pauline est remontée au fond sans perdre de vue let persoDaag^es ; elle se débarrasse de son chapeau et de soa mantelety qn elle place sur un fauteuil ; pois elle descend à gauche .

HENRI

Je me suis trouvé bien seul en eiïct, et j'ai songé à vous; mais des affaires importantes...

LE MARQUIS

Oui, je comprends... une succession à recueillir... C'est le côté le plus triste des douleurs humaines, qu'elles ne puissent s'abstraire des intérêts matériels. Enûn^ te voilà, sois le bienvenu.

LA MARQUISE

Comment avez-vous su que nous étions ici?

Mais. .. j'avoue que je Tignorais... Je comptais vous trouver à Vienne en achevant mon tour d'Allemagne.

LE MARQUIS

Eh bien, vive le hasard si c'est lui qui nous réunit ; noui te tenons, nous ne te lâchons pas.

HENRI

Je serais heureux de passer quelques jours auprès de vous... mais je ne fais que traverser PilnitZr., et je repart dans une heure. ••

178 LE MARIAOs u OLYMPB.

LE MARQUIS

Allons donc!

HENRI

Une affaire impérieuse ...

LE MARQUIS

Tu me la donnes belle I II n'y a pas d'affaire qni paisse l'empêcher...

HENRI

Pardonnez-moi.

Il regarde Panfine qui est près de U table. Le marqaia lorpreod ce r*. gud.

LE MARQUIS

Ah ! c'est autre chose ! {Bas, à Henn.) Tu voyages en compagnie?... Bien! bien! c'est de ton âge. (Hant.) Puisque tu n'as qu'une heure à nous donner, passons -la du moins ensemble, chez nous. Notre hôtel est à deux pas. Offre le bras à ta tante.

Il prend boq chapeaa. Henri donne le bras & la marquise ^ ils font qoel* qaes pas vers la porte.

PAULINE

Henri, je t'attends ici.

LE MARQUIS, se retonmant.

Vous manquez de tact, mademoiselle.

HENRI, traversant la scène et prenant la main de Panlio**

La comtesse de Puygiron, mon oncle.

LA MARQUISE

La comtesse de Puygiron?

LE MARQUIS

Vous êtes marié?

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