ACTE DEUXIÈME
PAULINE
C'est très-beau i la perle du fermoir est maguilique. Mais qu'ayez-YOUs à faire d'une rivière ?
BAUDBL.
r ai à la faire couler aux pieds de... à des piedi,
PÀVLINE.
De danseuse, je parie ?
BAUDEL.
En fait de pieds, ce sont les pins méritants.
PAULINE, à part.
Ces filles-là sont bien heureuses 1
Elle fait miroiter k ri^ère.
BAUDEL, à part.
C'est vrai qu'elle ressemble & Olympe t
PAULINE
Vous êtes un mauvais sujet.
BAUUEL.
N'en accusez que vous, madame ; ce sont les mauvais souverains qui font les mauvais sujets, (a port.) Allez donc !
PAULINE
Vous avez trop d'esprit. — Votre collier me semble un Deu étroit.
BAUDEL.
Croyez-vous ?
BAUDEL.
Tenez, vous allez voir. (Elle le retire de récria, T« chercher le petit uroir. BauJel, qni a pris récrie, le pose snr la table et revleot près ne P«ttisb, qui Ini fait tenir le miroir. Elle passe le collier à son con.) NOTl^ Il est
bien, (a part, se mirant dama lagiacej Comme Cela relcvc le teint I
«08 LE MARîAGE D'OLYMPE.
BAUDEL, à part.
Montrichard ayait raison : les grandes darnes sont aussi friandes de bijoux que les petites ! — Comme il connaît les femmes, cet être-là! — Amant d'une comtesse, moil quel rêve! voilà qui achèverait de me poser dans le monde I
PAULINE, ôtant le collier.
Allez porter ces diamants à votre danseuse.
BAUDEL.
Après qu'ils ont touché votre cou? ce serait une profrui:»tion.
PAULINE
Qu'en ferez-vous donc?
BAUDEL.
Je les conserverai comme un souvenir...
PAULINE
Mais je n'entends pas cela, je vous le défends !
BAUDEL.
Alors, comtesse, il n'y a qu'un moyen : c'est de garder ces diamants vous-même et de vous résigner à avoir un souvenir de moi, puisque vous ne voulez pas que j'aie un souvenir de
TOUS
PAULINE
Vous êtes fou. Est-ce que ces choses-là sont possibles 1
BAUDEL.
Pourquoi pas ? C'est tout simple. N'accepteriez-vous paj un bouquet? Des diamants sont des fleurs. . . qui durent plus longtemps, voilà tout.
Croyez-vous que mon mari fût de votre uns r