ACTE DEUXIÈME
PAULINE, &part.
Ueaa va à la rivière... c'est le cas du le dire.
HENRI
Je ne vous ai jamais rien refnsé de raisonnable; puisque TOUS allez dans le monde, je comprends qu'il vous faut des parures, et, si je ne vous en ai pas donné plus tôt^ c'est qu'on vérité je n'y ai pas songé. Mais, encore une fois, je n'aime pas les détours.
U lui rend le collier* PAULINE, le preoant.
Je vous demande pardon, mon ami ; cette exigence de notre position est si futile, que j'étais honteuse de vous en parler.
HENRI
Combien vous faut-il pour cette dépense ?
PAULINE
Votre mère n'avait-elle pas un écrin?
HENRI
Oui.
Eh bien ?
HENRI
Ses diamants sont devenus des choses saintes par sa mort ; ce ne sont plus des bijoux, ce sont des reliques, (il descend « gauche.) Je mets cinquante mille francs à votre disposition ; est-ce assez ?
PAULINE
Merci.
Un ttlenet.
HENRI, remontant vers la croisée.
Ma tante est sortie ?
913 LE MARIAGE D'OLTMPE.
PAULINE
Avec votre oncle. — Pais-je vous demander d'où vriis venez vous-même ?
HENRI
J'ai été me promener dans la campagno.
PAULINE
Dans ce costume?
HENRI
J'en ai changé en rentrant.
PAULINE, le rejoi^ant.
Pourquoi ne m'avez -vous pas emmenée ?
Vous n'aimez que la promenade en voiture et dans \ej endroits à la mode.
PAULINE
La campagne doit être bien belle.
HENRI
Oui.
PAULINE
Toutes les splendeurs mélancoliques de l'automne.
HENRI
Quelle robe mettez-vous ce soir ?
Il descend près de la cliemiiftet PAULINE.
Henri, qu'avez-vous contre moi ?
HENRI
Que puis- je avoir contre vous?
PAULINE
Je vous le demande... car évidemment vous avez quelque