‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 146 sur 291 · ACTE DEUXIEME» m · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME» m

IRMA, à P«ti!m».

Du cresson, sans te commander. — Est-ce que ton mari n'est pas bon pour toi ?

PAULINE

Je n'ai pas à m'en plaindre, le pauvre garçon I mais il ne m'aime plus .

MONTHICHARD.

Alors, il doit vous détester. Est-ce qull j a eu explicaiiun?

PAULINE

Aujourd'hui même.

MONTRICHARD, à {.jrU

Bon!

PAULINE

Ah I j'ai fait un sot mariage !

IRMA

Pauvre chatte ! tu me coupes Tappétit I

MONTRICHARD

Avec les sots inariages on fait des séparations bien spiritQ ailes.

IRMA

Il a raison, Montrichard, il me rouvre Tappétit... Il faut e séparer. (Elle se veno à boire.)Tu gardes ton titre de comtesse, vingt-cinq mille livres de rente, et tu t'amuses 1

PAULINE

Henri ne vent pas entendre parler de séparation.

IRMA

Puisqu'il ne t'aime plus I

PAULINE

Il a peur que je ne galvaude son nom.

23?t LE MARIAGE D'OLYMPE.

MONTRK.HÂRD.

L'impertinent 1

IRHÂ.

Il faut le mettre dans son tort... sévices, injures graves, article 231 .. On aposte des témoins et on se fait soufilelcr.

PAULINE

Il est trop niais ponr battre une femme.

MONTRICHARD

Faites-vous enlever ; Baudel est là.

IRMA

Vous êtes bon, vous ! Séparation pour cause d'adultère, ça rapporte de trois mois à deux ans de prison... article 308.

PAULINE

C'est tout ce qu'il désire.

MONTRICHARD

Moi?

PAULINE

Croyez-vous que je ne lis pas dans votre jeu ? Vous attendez pour démasquer vos prétentions conj"ugales le jour où cette illustre famille aura l'oreille basse, et vous me poussez à une escapade, sans vous soucier de ce qu'il m'en coûterait.

MONTRKHARD.

Vous voilà bien malade pour trois mois de prison, que vous passeriez dans une maison de santé I Vous y retrouveriez vos bonnes joues d'autrefois, et votre procès serait une réclame superbe.

PAULINE

Et les donations matrimoniales?

IRMA

Annulées par l'adultère, mon bon.

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