ACTE TROISIÈME. 2!îl
BAUDEL.
Je pars aujourd'hui même pour Paris.
PAULINE, à ptft.
Le piège est grossier.
MONTRICHARD
Gela te prend donc comme une envie d'éternuer?
BAUDEL.
Je reçois à Tinstant une lettre de mon notaire qui me propose un magnifique mariage.
PAULINE, à part.
C'est COUSU de fil blanc.
MOMTRICBARD.
Si ton médecin te proposait une magnifique pleurésie, tu accepterais donc?
BAUDRL.
Peut-être ! La vie m'est à charge.
PAULINE
Est-il possible?
BAUDEL.
le suis né sons une mauvaise étoile, madame .
MONTRICHARD
Infortuné I déjà affligé, à son âge, de cent vingt- trois miilt livres de rente !,
BAUDEL.
Ah! que ne snis-je pauvre 1 Je serais peut-être quelque chose à cette' heure!
MONTRICHARD, à ptrt.
Il serait clerc d'huissier.
BAUDEL.
Je me ferais un nom ; je vivrais de ma plume«»r
95r LE MARIAGE D'OLYMPE.
MONTRICHARD, à part.
Ta plume? Je t'en retiens un paquet.
BAUDEL.
Tandis que la fortune, c'est l'oisiveté; elle nous livre pied* it poings liés à nos chagrins.
PAULINE
Vous ayez des chagrins, monsieur de Beauséjour?
HONTRICHARD.
II faut bien qu'il en ait pour se marier volontairement.
BAUDEL.
Un moment je me suis cru aimé, j'ai cru qu'une femma adorée m? permettrait de lui consacrer ma vie ; je le croyais encore en recevant la lettre de mon notaire... et je comptais la déchirer aux pieds de mon idole...
11 moDtro la lettre.
MOHT RICHARD, preaant la lettre.
Une vraie lettre de notaire, ma foi!
PAULINE, à part.
Ce n'est donc pas un piège ?
BAUDEL.
Mais j'ai reçu une preuve d'indifférence telle que je n'ai Hus d'espoir, et me résigne à rentrer dans la vie ordinaire.
MONTRICHARD, montrant la lettre à Paaliae.
La demoiselle a un million, sans compter les espérances... C'est un pistolet charge d'or.
PAULINE
Vous avouerez, du moins, qu'une résignation si précipitée ëonne mille fois ruLson à la prudence de votre idole... puisf ne idole il j a.