‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 195 sur 291 · ACTE PREMIER. »rr · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. »rr

Maîtresse de JouUd, maltresse entretenae De Joulin marié, qu'elle grugeait très-bien, Et qaiy veuf| répoasa pour rattraper son bien.

MADAMB HU6UKT.

S'il était Trai» Joulin ne vaudrait pas mieux qu'elle, Et tu ne ddvrais rien accepter de son zèle.

— Une bonne habitude à prendre est de ne point Penser de mal des gens dont nous avons besoin.

— Pour madame Joulin, moi, je vois qu'elle signe

Le nom d'un honnête homme et veux l'en croire digne ;

Quel que soit son passé, rien n'en reste debout;

Le mariage a fait table rase de tout;

Et pour le demeurant, si quelque chose y cloche,

L'indulgence est le droit des femmes sans reproche,

C'est le mien.

PHILIPPE

Tu diras toat ce que ta voudras, C'est une lâcheté que je ne ferai pas.

Je ne veux exposer ni ma sœur ni ma mère Au contact flétrissant de cette aventurière.

MADAME HUGUET

Ta sœur part dans huit jours, et, moi, j'ai cinquante ans.

PHILIPPE

Et ta nièce? — En un mot, je ne veux pas.

MADAME HUGUET

J'entends.

PHILIPPE

D'ailleurs, monsieur Joulin n'y songe pas lui-même, Et nous le séduirons sans ce moyen extrême.

MADAME HUGUET

C'est ton seul protecteur, mon enfant; songes- y. Et ne le laisse pas échapper.

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