‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 281 sur 291 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

SAPIIO, GLYCÈRE.

SAPHO, eo entrant.

Glycère ici ! Que et .rche-t-elle ?

GLTCÈRE.

Le hasard a conduit par ici mes loisirs ;

De joie et de chansons cette maison ruisselle,'

Et j'ai trouvé piquant d'épier vos plaisirs.

Admirant avec ironie le luxe de l'af partoment.

Phaon pour vous fait bien les choses -, Mais il les faisait mieux pour moi !

Il versait Tor à larges doses Comme eût pu faire le grand roi.

Il versait l'or, — tandis qu'il m'aime.

11% SAPHO

GLYCÈRE

Ainsi votre bonheur est le bonheur suprême!

Par un fleuve d'amour votre cœur emporté ^'enivre pleinement de sa félicité.

SAPHO

l^ous Tavez dit.

GLYCJ^RB.

Phaon rend justice au mérite!

Eh bien! il faut qu'il meure ou qu'il te quitte !

SAPHO

Que dis-tu?

GLYCÈRB.

Je suis Némésis*.

Tu t'étonnais de ma visite?

tl*est Texil ou la mort que j'apporte : choisis. Je sais tout^ j'ai le manifeste; Je l'ai surpris à Pythéas.

SAPHO

A moi! Phaon!

GLYCÈRB.

Pas un mot, pas un geste I Cela ne vous sauverait pas.

Le manifeste est en mains sûres, Et j'ai pris toutes mes mesures, Pour qu'au tyran le complot soit trahi, Si l'on ne m'a dans une heure obéi.

SAPHO

Qu'ordonnez- vous ?

GLYCÈRB.

Que Phaon parts.

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