‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 282 sur 291 · APH · texte numérisé non relu

APH

Oui.

GLTCÈRB.

Jure donc.

SAPHO

Je le jure!

GLYCÈRE

Mais par le Styx. '

SAPHO

Par le Styx I

GLTCÈRB.

Ton serment Est reçu par les dieux punisseurs du parjure; Songes-y si tu tiens aux jours de ton amant.

SAPHO

Est-ce tout?

GLTCàRB.

Ce ne serait guère, N'est-ce pas ? car tu le suivrais;

l 444 SA PII 0.

Et joyeuse avec lui sur la terre étrangère, t

De ma vengeance tu rirais !

Jure encor de ne pas le suivre.

SAPHO

' Ah I jamais !

' GLYCÈRB f"

Il le faut.

SApno.

Non ; plutôt ne pas vivret

GLTCÈRE.

Aimes- tu mieux que je le livre?

SAPHO

Cruelle ! que vous ai-je fait?

Tenez, ma fierté s'humilie, Je m'agenouille et je supplie; Votre orgueil est-il satisfait?

Ne poussez pas la barbarie Jusqu'à la dernière rigueur; Et chassez-moi de ma patrie, Mais ne m'arrachez pas le icœur.

Elle tODlbo & 868 gOQOaSa

GLTCÈRE.

Non, je veux t'arracher le cœur!

SAPHO, se relevant arec indignation.

Ah! c'en est trop!.. Va-t'en, fuis, misérable I

Fais connaître une femme assez inexorable, (

Assez vouée à Némésis, i

Pour immoler sans époiivante

Celui qu'elle se vante !

D'avoir aimé jadis I \

GLYCÈRB.

Ainsi donc?..

Page 1