ACT£ TROISIÈME
FRANTZ
Cest qu'aussi tu es intolérable. Tu seras bien ayaucé quand u les auras forcés de quitter la place.
SPIEGEL
J'en serais inconsolable.
FRANTZ
Je le serais, moi.
SPIEGEL
Ah çà! décidément, tu les adores donc?
FRANTZ
Je serais un ingrat dp. ne pas le^ aimar. et miis. s'il £aut
If KtL
Laquelle V
FRANTZ, allant s'asseoir snr le canapé*
Mets-toi donc là, mon vieux ; il y a si longtemps que nous n'avons causé ensemble !
SPIEGEL, s'asseyant & la dtoito de Franti.
Parbleu! les descendants d'Ârminius t'absorbent.
FRANTZ
Tu détestes donc bien les nobles?
SPIEGEL
Moi? Je ne déteste que les sots.
FRANTZ
Aimerab^tu à être gentilhomme?
SPIEGEL
Oui, et joli homme aussi.
FBANTZ.
Si tn avais eu le choix de ton pèie ?...
90 LA PIKnRlî DE TOUCHE.
SPIEGEL
Je serais prince, parbleu ! Mais sont-ce là les épanche* ments...?
FRANTZ
Selon toi, la noblesse est donc on mérite?
SPIEGEL
Non, mais un avantage.
rr.ANTZ.
Si l'on t'offrait de devenir gentilhomme par un coup de kaguette, tu accepterais donc?
Dame ! si le coup de baguette pouvait, en même temps, me donner le physique de l'emploi...
FRANTZ
En sorte que, si tu avais la désinvolture aristocratique, tu accepterais ?
SPIEGEL
Subitement. — Mais où diable veux-tu en venir?
FKANTZ, se lefraot et passant.à gauche.
Eh bien, mon cher, je sois bien aise d'avoir ton approbation; je puis, avec un peu d'adresse, être le fils du plus ancien baron de la Bavière.
SPIEGEL
Comment cela ?
FRANTZ
En me faisant adopter par M. de Berghausen*
SPIEGEL, le lerant.
M. de Berghausen? A ta place, je choisirais mieux.