‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 7 sur 291 · SPIEGEL, FRANTZ · texte numérisé non relu

SPIEGEL, FRANTZ

SPIEGEL

Charmante fille, va! Bénédiction!... Ah çà! tu àlw eu trais de me raconter tes amours, mon gaillard '

W LA PIERRE DE ÏOUCUfi.

FRANTZy attant à Spiegeh

Ce sera bientôt fait. . . J'aime Frédérique.

SPIEGEL

Frédérique?... Jta cousine?... notre enfant?.

FRANTZ

Elle était une enfant, quand, après la mort de mon p$re, qui l'avait élevée, je l'ai recueillie orpheline pour la seconde fois 'y mais quatre ans ont fait une femme de la petite fille.

Gomment Vest venue l'idée de Taimer, toi qui la tutoies, qui es comme son frère?

FRANTZ

Est-ce qu'on sait comme cela vient?

SPIEGEL

Mais... elle... crois-tu qu'elle se doute...? Penses-tu qu'elle t'aime?

FRàNTZ.

Je n'en sais rien. Je n'ose pas l'interroger. A quoi bon, d'ailleurs? Je ne peux pas l'épouser... je suis trop pauvre.

SP.IEGEL.

Ah!... c'est vrai... tu es trop pauvre.

FRANTZ

Si j'étais sûr de mon talent, à la bonne heure I

SPIEGEL

Oui ; mais, tant que ta symphonie n'aura pas été jouée, t« ne peux pas, en effet...

FRANTZ

f u vois donc bien que mon irritation n'est pas une impa* tience puérile*

Page 1