‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 70 sur 291 · FRANTZ, LA MARGRAVE · texte numérisé non relu

FRANTZ, LA MARGRAVE

FRANIZ.

Ah! madame la margrave...

LA UARGRAVE.

Vous venez à propos, monsieur Milher... J'admirais Tordonnance de votre fête.

110 LA PIERRE i)E TOUCHE.

FRANTZ

Une petite fête, toute simple, sans prétention.

LA MARGRÀTE.

Cest digne d'un prince. Et pourtant ce que j'admire ici, t'est moins encore la magnificence que le goût qui se révèle m tout.

FRANTZ

Madame la margrave, vous allez me donner de l'orgueil.

LA MARGRATE, & part.

Où le logerait-Il? (Hant.) Non, sans flatterie. ••

FRANTZ

Eh bien, madame, je vous prends au mot : que peut-il en effet manquer à une fête que tous honorez à la fois de votre présence et de Totre suffrage?

LA MARGRATE.

Prenez garde!... Il y manque encore quelque chose.

FRANTZ

Et quoi donc?

LA MARGRATE.

Faut-il vous le dire? Presque rien... un gentilhomme pour en faire les honneurs. Le comte Sigismond a laissé son œuvre inachevée ; pour un homme tel que vous, la richesse ne suffit pas, et, tant que vous n'y aurez pas joint la noblesse, TOUS serez comme une colonne sans chapiteau.

FRANTZ, se croisaat les bras.

Vous allez me proposer de me faire adopter par le baron?

LA MARGRATE.

Précisément. Et ce n'est pas d'aujourd'hui que, le baron et moi, nous caressons ce projet.

VRANTl.

Vous en couTenez?

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