‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 74 sur 291 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SPIEGEL, FaANTZ.

SPIEGEL, en tenue élégante d'étadiont.

Bonjour, monsieur Sturm. (a Franti.) Suis-je & ton goûtT

FRANTZ. U M lÂve.

 la bonne heure !

SPIEGEL

Et je n*ai pas fumé de la journée, mon cher! La bouche fraîche comme une rose!... Demain matin, les papillons viendront se poser sur mes lèvres.

FRANTZ

Décidément, tu te ranges, mon cher Spiegel.

SPIEGEL

Je m'étonne moi-même... Sais-tu que e*est diablement bien éclairé ici? Qui nous eût dit cela quand nous étions tous

trois dans notre petite chambre ; qui nous eût dit qae tu te marierais sur tes terres, dans ton château, et que toute la noblesse des environs viendrait signer à ton contrat?

FRANTZ

Hais, mon cher, on a vu des choses plus surprenantes.

SPIEGEL

Pas beaucoup... pas beaucoup. Dis donC| est-ce que je vais être obligé de danser?

FRANTZ

Non.

SPIEGBL.

Bonne affaire ! Ahl à propos, que je te dise : je te ménage une surprise.

Une surprise?... Tu me fais frémir! qu'est-ce que c'est?

SPIEGEL

Tu verras 1... une idée myrobolante... un trait de génie!

FRAITTZ.

Mais quoi encore?

SPIB6BL.

Puisque c'est une surprise...

FRANTZ

Tiens, Spiegel, là, vrai, tu m'épouvantes!... Il est temps d'en linir avec les enfantillages de notre vie d'artistes. Tout cela pouvait être. charmant; mais la saison en est passée.

SPIEGEL

Sois donc tranquille!... tu seras surpris et charmé. Attention! Voici des princesses.

FRANTZ

Déjà! Non, ce n*est que Frédérique et mademoiselle de Rosenfeid.

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