ACTE CINQUIÈME. 14Tk
FRANTZ
Eh biep, oui. — Après?
FRÉDÉRIQUE
C mon Dieu !
SPIEGEL, lâchant l'iotentlftot et tombant sur on fantenil à ganobt.
Il Tataé!... Pauvre SparkI tu avais pourtant partagé sa misère; tu avais couché sur ses pieds l'hiver; tu étais heureux d'une de ses caresses ; tu lui étais aussi tendrement dévoué que moi! mais il n'avait plus besoin de toi; tu n'étais plus bon qu'à l'aimer ; tu n'étais ni beau ni élégant; tu le gênais comme moi... comme moil
FRÉDÉRIQUE
Ne pleurez pas devant ces gens-là, Spiegel ; ils riraient de votre douleur.
Pardon, belle demoiselle, je compatis... un chien qui donnait tant d'espérances 1
SPIEGEL, le levant et passant au milÎM.
Ce n'est pas lui seulement que je pleure, monsieur, ce n'est pas lui seulement qui est mort : c'est l'amitié qui remplissait ma vie. (a Frantz.) Je crois tout de toi maintenant. Ce dernier trait a déchiré le voile que j'épaississais sur mes yeax, et je vois toute ton âme. égoïste ! 6 ingrat! 6 lâcheJ
FRANTZ
Spiegel!
SPIEGEL
Tais-toi! Je t*ai nourri, nourri de mon pain, de mon cœur, de mon espérance. J'ai fait de mon talent litière à ton génie... Si tu m'avais demandé mon sang, je te l'aurais donné! Et sache tout! je l'aimais, elle... Oui, je l'aimais comme tu n'es pas capable de l'avoir aimée un seul instant ! Ce qni me donnait la force de te sacrifier ma vie, c'est qu'elle m.
approuvait ' mon sacrifice, et qu'elle m'en payait par uu regard. Eli bien, quand j'ai découvert qu'elle t'aimait, toi ! je t'ai pardonné ton bonheur et j'en suis resté le témoin. El comment m'as- tu récompensé? Tu m'as amené au point de trouver un acre plaisir à te reprocher mes bienfaits I... Après m'avoir pris mon talent, m'avoir pris Frédérique, tu m'aB pris ta gloire, le but et la consolation de tous mes sacrifices. Il me restait mon chien, tu me l'as ôté... Ah! tu devais pourtant bien sentir dans ton cœur que je n'avais pas d'autre ami! Mais lu l'as tué pour te débarrasser de son maître... Sois content... je m'en vais.
FRÉDÉRIQUE
Nous nous en allons ! 11 y a longtemps que je me sens de trop ici! Je voas connais aussi maintenant! mon amour a fini en même temps que l'amitié de Spiegel.
Noble filU 1
Il Ini prend la maio.
FRÉDÉRIQUE, à Franu.
Restez dans votre fortune et votre noblesse ; mais, je vous le dis, votre châtiment commence, votre triomphe sera votre snpplice.
SPIEGEL
Regarde-nous bien, Frantz : c'est le bonheur qui sort de chez toi pour n'y plus rentrer. Garde mon tableau, accrochele dans ton alcôve ; un jour, tes yeux se rempliront de larmes en s'y arrêtant; mais il sera trop tard! Adieu! — Venez, Frédérique.
FRANTZ
Arrêtez! Oui, c'est le bonheur qui s'en va... Reste, Frédérique; je ne t'ai rien fait, à toi!... Reste, je t'en supplie I... tu m'aimes eucore 1
FRÉDÉRIQUE
Vous êtes rayé de mon cœur. (Mootnnt spiegei.) Tout ce que