‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 100 sur 327 · SCENE NEUVIEME · texte numérisé non relu

SCENE NEUVIEME

MONNERVILLE.

Verdinet?... Je ne connais pas!

GALINOIS.

Bien! jeune homme!... C'est très-bien, d'être discreto. ■liais je sais tout... touti

MONNERVILLE.

Tout . quoi? (a part.) Il m'ennuie, ce monsieur!

GALINOIS.

J, 'histoire de vos amours avec madame Verdinet!

MONNERVILLE, étonné.

Ah! vous savez?..,

GALINOIS.

Qu'elle a quitté son mari pour vous.

MONNERVILLE.

Madame Verdinet?

GALINOIS.

Il a bu du laudanum, lui, le malheureux!... Mais il l'a reprise... sa femme!.., il a pardonné!

Oui.

GALINOIS.

Seulement, dès qu'il entend prononcer votre nom, il bondit!... Le passé lui remonte au cerveau, et, s'il vous rencontrait...

MONNERVILLE.

Eh bien?

GALINOIS.

Vous ne voudriez j<as voir se renouveler ici la scène de Tortoni?

MONNERYILLE.

Quelle scène?

GALINOIS.

Vous savez bien. . . pendant que vous achetiez la Pairie.. le gant...

MONNERYILLE

Le gant?

GALINOIS.

Avec lequel il vous a coupé la figure...

MONNERYILLE.

Hein?

GALINOIS.

Vous avez même refusé de vous battre... Je connais toute l'histoire.

MONNERYILLE.

Pardon, monsieur... De qui tenez-vous ces détails?

GALINOIS.

Du mari lui-même... de Verdinet.

MONNERYILLE.

Ah! c'est lui qui vous a dit que j'avais séduit sa femme ?

GALINOIS.

Oui.

MONNERYILLE.

Qu'il m'avait souffleté?

GALINOIS.

Parfaitement.

MONNERYILLK.

Et que j'avais refusé de me battre?

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