‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 101 sur 327 · SCÈNE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE NEUVIÈME

gàlinois.

Naturellement.

MONNBRYILLE.

Moi, Monnerville?...

GALINOIS.

Oui, Ernest de Monnerville.

MONNERYILLE, à part.

Voilà qui devient curieux I

GALINOIS.

Monnerville, j'ai une prière à vous adresser.., comme ami, comme confident... j'oserai même ajouter, comme ancien notaire... Ernest, soyez généreux 1... Ne portez pas de nouveau le trouble dans un ménage que vous avez déjà... saccagé.

MONNERVILLE.

Soyez tranquille.

GALINOIS.

Je vous demande plus encore... 11 faut vous éloigner.

MONNERVILLE.

Moi?

GALINOIS.

Air: Partez, madame.

Par amitié, rendez-moi ce service, Pour assurer mon repos, mon bonheur, Accomplissez ce dernier sacrifice...

Il coûtera sans doute à votre cœur; Mais rendez- vous à la voix de l'honneur. Obéissez... Dieu, qui nous récompense.

Dans vos douleurs sera votre soutien.

Et vous aurez... là... votre conscience. Qui vous dira : « Monnerville, très-bien ! »

(Parlé.) C'est convenu... vous allez partir?

MONNERVILLE.

Un instant 1

Il le faut!... La chambre de Verdinet est là... (ii indique la gauche.) Évitez surtout de le rencontrer... La diligence part à quatre heures... rentrez... faites vos paquets... je vais retenir votre place.

MONIfERVILLE.

Mais, permettez...

GALINOIS.

Allons, Ernest, du courage... du courage 1... levais retenir votre place.

Il sort vivement par le fond à droite.

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