SCÈNE VIII
Les Mêmes, hors CHAMEROY
PAUL
Et moi, mesdames, ma tâche est terminée.
Il va pour sortir.
HENRIETTE
Pas encore, monsieur 1
PAUL
Gomment? Que voulez-vous dire'i
HENRIETTE
Je veux dire, monsieur, que tout ce que vous venez de faire est sans doute très-important... qu'il est très-utile d'embellir ce salon... de décorer cette cheminée... de mettre partout des fleurs et du goût; mais ce n'est pas ce salon que M. de Vérac compte épouser 1 c'est moil Et è quoi servira de métamorphoser la maison, si celle qui l'habite reste toujours ce qu'elle est, c'est-à-dire gauche..
PAUL
Oh! mademoiselle! mademoiselle!
HENRIETTE
Dhl vous l'avez dit, monsieur! et je sie me fais pas d'illusions! je sais très-bien tout ce qui me manaue!
MADAME CUAMER07
Ce qui te manque?... je voudrais bien sayoir quoil X. U.
HENRIETTE
Monsieur te le dira!
PAUL
Mais, mademoiselle...
HENRIETTE
Ohl il n'y a pas à refuser! M. de Vérac est-il votre amit oui! avez-vous envie que je lui plaise? ouil Eh bien, aidezmoi à lui plaire !
PAUL, à part.
Quel singulier rôle elle me donne làl
HENRIETTE
Voyons, regardez-moi... comme vous avez regardé ce salon tout à l'heure, et dites-moi tout!... tout!... (BUe se
place devant lui.j Eh bien?
PAUL, après l'avoir regardée.
Eh bien, je vous avouerai que la coiffure...
MADAME CHAMEROY, éclatant de rire.
Ah! ahl admirable!... j'étais sûre qu'il allait s'embourber!... Sachez, monsieur, que j'ai fait venir, ce matin, un coiffeur tout exprès.., un coiffeur que j'ai payé six francs.
PAUL
Précisément! c'est une coiffure de coiffeur... Oa n'y sent pas une main de jeune fille!... Ces cheveux sur la front vous donnent une physionomie qui n'est pas la vôtre 1... Cette boucle avancée...
HENRIETTE
Oh ! je comprends! je comprends I (Regardant dans la glaco
et se coiffAnt.) Teues, comme cela?
PAUL
A la bonne heure 1