SCÈNE HUITIÈME. VXl
HENRIETTE
El comme cela?
PAUL
A merveille !
HENRIETTE
Eh bien, c'est juste ce que je fais toas les jours quand je me coiffe moi-même 1... Après?
Gomment, après?
MADAME CHAMEROl.
Oui, après?
HENRIETTE
11 y a certes bien d'autres choses 1
PAUL
Il y a encore=.. la robe... Qui est-ce qui vous fanriqué cette robe-là?
MADAME CRAMEROY.
C'est...
PAUL
C'est un meurtre 1 Une taille pareille dans ce corsage!, Je vous adresserai à une personne admirable qui a beaucoup travaillé pour moi.
HENRIETTE
Une couturière?
PAUL
Oui- la reine des couturières!
HENRIETTE, riaîi&.
Et elle a travaillé pour vous?
PAUL, embarrassé.
Pour moi! pour moi! je veux dire pour une cousine... une jeune cousine qu'elle a métamorphosée.
HENRIETTE
(Vous verrons cela plus tard... Après'
PAUL
Après?
HENRIETTE
Cela ne fait que commencer! Vous ne m'avez donné jusqu'ici que des conseils de coquetterie!... et il ne suffit pas qu'une femme soit bien coiffée... bien habillée pour plaire à un honnête homme et le rendre heureux!... Or, je veux que mon mari soit très-heureux; je veux qu'il m'aime de toutes les façons... avec ses yeux, avec sod cœur et avec son esprit.
MADAME CHAMEROY, attendrie.
Est- elle gentille!
PAUL
Eh bien, mademoiselle, M. de Vérac a une affectioB très-profonde dans sa vie. Il adore sa mère, qui est ud peu vieille, un peu infirme, et qui n'a plus guère que deux plaisirs dans ce monde : entendre chanter et entendre lire. Avez-vous une jolie voix?
MADAME CHAMEROY.
Une voix superbe!... juste la mienne quand j'étai. jeune.
PAUL
Maintenant, savez-vous lire?
MADAME CHAMEROY, avec indignation.
Comment ! si elle sait lire ? Pour qui nous prenez-vous ?..