CHAMEROT
De M. de Vérac.
Eh bien ?
CHAMEROy.
Une lettre e-iabarrassée... pleine de réticences et de regrets... mais qui se termine par une retraite! Voyez!
PAUL
Oh I mais un instant! Je n'entends pas cela !
II court à u taài's, CHAMEROY.
Que faites-vous donc?
PAUL
Je lui réponds.
CHAMEROr.
Quoi?
PAUli.
Vous allez bien le voir.
CHAMEROY.
Mais...
PAUL
Laissez-moi donc faire !
HENRIETTE
Oui, laisse donc faire monsieur!
PAUL, écrivant.
Ah 1 il croit que je lui permettrai...
CHAMEROY, le r^jrardant.
Quelle main! Il va comme le vent! Quel commis cela aurnit fait!
MADAME CHAMEROY.
Mais que lui dites-vous donc ?
PAUL, se levant.
Voici I... (Lisant.) « Niais ! imbécile! crétin! »
HENRIETTE. '
Oii I ceat bien fort I
PAUL
Entre amis! (Lisant.) « Comment! ton bonheur est dans ta main, et tu le rejettes! Le ciel t'envoie un beau-père comme il n'y en a pas! bon ! droit! plein de cœur!... »
CHAMEROY.
Très-bien !
PAUL
« La beUe-mère est peut-être un peu... »
MADAME CHAMEROY.
Un peu, quoi?
PAUL
Rien ! rien ! j'ai effacé ! (Reprenant.) v. Ta belle- mère est pleine de bon sens, de caractère.. . »
MADAME CHAMEROr.
Très-bien, très-bien!
PAUL
«< Quant à la jeune fille! c'est tout simplement un trésor I »
HENRIETTE
Ah ! monsieur I
CHAMEROY
S'il le pense I