‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 154 sur 327 · CHAMEROT · texte numérisé non relu

CHAMEROT

De M. de Vérac.

Eh bien ?

CHAMEROy.

Une lettre e-iabarrassée... pleine de réticences et de regrets... mais qui se termine par une retraite! Voyez!

PAUL

Oh I mais un instant! Je n'entends pas cela !

II court à u taài's, CHAMEROY.

Que faites-vous donc?

PAUL

Je lui réponds.

CHAMEROr.

Quoi?

PAUli.

Vous allez bien le voir.

CHAMEROY.

Mais...

PAUL

Laissez-moi donc faire !

HENRIETTE

Oui, laisse donc faire monsieur!

PAUL, écrivant.

Ah 1 il croit que je lui permettrai...

CHAMEROY, le r^jrardant.

Quelle main! Il va comme le vent! Quel commis cela aurnit fait!

MADAME CHAMEROY.

Mais que lui dites-vous donc ?

PAUL, se levant.

Voici I... (Lisant.) « Niais ! imbécile! crétin! »

HENRIETTE. '

Oii I ceat bien fort I

PAUL

Entre amis! (Lisant.) « Comment! ton bonheur est dans ta main, et tu le rejettes! Le ciel t'envoie un beau-père comme il n'y en a pas! bon ! droit! plein de cœur!... »

CHAMEROY.

Très-bien !

PAUL

« La beUe-mère est peut-être un peu... »

MADAME CHAMEROY.

Un peu, quoi?

PAUL

Rien ! rien ! j'ai effacé ! (Reprenant.) v. Ta belle- mère est pleine de bon sens, de caractère.. . »

MADAME CHAMEROr.

Très-bien, très-bien!

PAUL

«< Quant à la jeune fille! c'est tout simplement un trésor I »

HENRIETTE

Ah ! monsieur I

CHAMEROY

S'il le pense I

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