ACTE DEUXIÈME
FARIBOL.
Moi?... Ohl tiens, tu me crois coupahle!... Je parie que tu me cro'is coupable?...
ALEXANDRA
Est-ce que vous auriez le front de me faire des histoires?...
FARIBOL.
Non!... je vais être franc!... je n'ai rien à cacher... Cette maison de la rue Papillon... je sortais de chez un de mes élèves... un nommé...
ALEXANDRA, l'interrompant brusquement.
M. Pichenette?...
FARIBOL, à part.
Oye! oye!... (Haut.) Pichenette?... c'est sa mère!... la mère Pichenette... une pauvre petite vieille ratatinée... avec des lunettes vertes... qui branle la tête... elle esWoujours de là...
Il branle la tète.
ALEXANDRA
Bien sûr?
FARIBOL.
Veux-tu que je te le jure?
ALEXANDRA
C est inutile ! . . . (Elle va prendre vivement son châle et son chapeau, et revient à Faribol.) NoUS allonS y aller!
Elle remonte pour sortir.
FARIBOL, à part.
Oye! oyel (Haut.) Impossible ce soir... (Discrètement.) Elle a pris médecine, cette pauvre vieille !
ALEXANDRA
Ah çàl VOUS croyez donc avoir épousé une petiu grue?...
Gomment? tu ne me crois pas? Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise?
ALEXANDRA
Une seule chose aurait pu me désarmer... peut-être 1
FARIBOL, vivement.
Laquelle ?
ALEXANDRA
Un aveu franc et complet de vos torts... Mais vous ne l'avez pas voulu 1...
Elle se dirige vers sa chambre.
FARIBOL, alarmé, la suivant.
Eh bien, sil... ne t'en va pas! je vais tout te dire... mais tu me pardonneras?...
ALEXANDRA, redescendant, et d'un ton bref.
Marchez !
Elle reste immobile, face au public, et sans regarder Faribol, pendant tout ce qui suit.
FARIBOL, avec effort.
Ouil... D'abord, je n'ai jamais cessé t'aimer... et si j'ai fait la connaissance de cette...
ALEXANDRA, impatientée
Allez donc!
FARIBOL.
Ouil... c'est bien pénible, >al... si tu savais comme c'est pénible 1... c'est mon expiation... mais tu me pardonneras?... bien vrai?...