ACTE DEUXIÈME
ALEXANDRA
Ne bavardons pasî...
FARIBOL.
Oui!... D'abord, je n'ai jamais cessé de t' aimer I... et, si l'ai fait la connaissance de cette jeune personne...
ALEXANDRA, se contenant.
Ah!... elle est jeune?
FARIBOL.
Oh! c'est-à-dire... mais très-grêlée!... J'ai été attiré vers elle... par son air candide... elle est attachée au Conservatoire... ainsi!...
ALEXANDRA
Après?
FARIBOL.
Elle me demanda des leçons de musique... oh! ia musique... Le premier mois, nous n'avons fait que des gammes... ma parole d'honneur! nous n'avons fait que des gammes! Car je n'ai jamais cessé de t' aimer!...
ALEXANDRA
Après?...
FARIBOL, de plus en plus contraint.
Le second mois... elle me donna de ses cheveux...
iTirant une longue tresse de sa poche.) TiCUs!... IcS VOilàî... (Alexandra les prend et les jette par-dessus son épaule. — A part.)
C'est nerveux !
ALEXANDRA
Après?...
FARIBOL, baissant la voix et avec effoi<
. Le troisième mois... le troisième moi»...
ALEXANDRA
Est-ce pour aujourd'hui?...
FARIBOL, se laissant tomber à ses genoux, et avec nn oanglot
comique.
Alexandra!... je suis un grand coupable!...
ALEXANDRA, avec triomphe.
Ah!... très-bien!... voilà ce que je voulais entendre... de votre propre bouche!
FARIBOL, se relevant.
Et maintenant, tu me pardonnes?...
ALEXANDRA, avec éclat.
Ah! par exemple!... jamais!
FARIBOL, abasourdi.
Ah bah!... et moi qui... (a part.) Ohl quelle boulette!.., Haut.) Gomment! tu persistes à vouloir te venger?...
ALEXANDRA, remontant.
Une honnête femme n'a que sa parole !
Alexandra!
ALEXANDRA
Il r'3^ a plus rien de commun entre nous!.,.
Elle entre dans sa chambre en fredonnant avec rage.
Avait pris femme Le sire de Framboisy..r