ACTE DEUXIEME
FARIBOL.
Pas par là!
LÉOPARDIN, le poussant vers Faribol.
On vous dit: « Le public n'entre pas... »
FARIBOL, lui indi(iuant le cabinet de droite.
Par ici!
PAPAVERT, avec humeur, et mettant les vêtements dont il es chargé sur les bras de Léopavdin.
Je ne suis pas venu pour ça!... Je m'en vais! Dépêchezvous! nous vous attendons pour danser!
Il sort par le fond.
FARIBOL, qui a ramassé plusieurs vêtements.
Vous, Léopardin... portez tout ça dans le cabinet, vous reviendrez prendre le matelas, la couverture... et le bonnet à poil!
LÉOPARDIN.
Mais c'est que...
FARIBOL.
Puisque je vous paye!
LÉOPARDIN.
Pour jouer de la flûte!
FARIBOL.
Puisque vous n'en jouez pas!...
Il lui plante le bonnet à poil sur la tète.
LÉOPAkDIN, qui allait vers le cabinet de droite, revenant veiï Faribol qui tient aussi une brassée de vêtements.
A propos, je dois vous prévenir qu'il y a une note que je ne donne jamais... mon médecin me l'a défendu.
FARIBOL.
Ah bah!... laquelle?...
LÉOPARDIN.
Le la de la troisième octave... cette note m'épuise.
FARIBOL.
Qu'est-ce que vous en faites?...
LÉOPARDIN.
Je l'escamote... je prends un tempsî... Il faut vous dire que j'ai une gastrite, moil
FARIBOL, le poussant vers le cabinet.
C'est bien 1 allez donc 1 (Après que Léopardln est entré dans le
cabinet, il y lance les objets dont il est chargé, puis ramassant le
matelas et le traversin.) Quel désordre ! qucl boulvari!
AIR Un homme.
J'en ai vraiment l'esprit troublé, Rien ne m'est plus antipathique; Moi, musicien, qui suis réglé Gomme un vrai papier de musi^jue :
Chez moi, le croiriez- vous jamais, La femme qui fait ce ravage, Je l'avais prise tout exprès Pour ranger mon petit ménage.
Jusqu'à présent, j'ai employé la douceur, mais nous allons voirl... je veux qu'elle me demande pardon....