SCENE IIL
Les Mêmes, LÉPINOIS.
LÉPINOIS, sortant de sa chambre, pan coupé à droite, en habit noit et cravate blanche; il porte aussi des gants blancs.
Me voilà prêt!
THÉRÈSE
Oh! papa, que tu es beaul... gilet blanc, cravate blanche...
LAURE
Et des gants blancs!... tu les as mis trop tôt, ils ne seront plus frais pour la messe.
LÉPINOIS.
C'est pour les faire... mais je vais les ôter. (ii lesôte.)
THÉRÈSE
lapa?
LÉPINOIS.
Ne t' éloigne pas... nous avons à causer... Comme père, i'ai le devoir de t'adresser quelques conseils à propos de la nouvelle carrière que tu vas embrasser.
THÉRÈSE, à part.
Lui aussi ! je n'en manquerai pas.
LAURE
Alors je vous laisse...
LÉPINOIS.
Non, reste,., et écoute... cela pourra te servir,., plus X. 21
tard... (a Thérèse.) Ma fille. . ce jour est un grand jour... oarce que... un mari... vois-tu... un mari... attends I j'a' jeté quelques notes!
Il tire de sa poche un papier assez volumiusux LAURE, à part.
Oh 1 mais c'est un manuscrit 1
LÉPINOIS, lisant.
« Ma fille, ce jour est un grand jour... tu vas associer ta destinée à celle d'un être supérieur... un mari est tout à la fois un ami, un frère, un père... presque un être divin. »
LAURI
Ohl ça...
LÉPINOIS.
Laure, taisez-vous ! (Lisant :) « La femme toujours gra devise et souriante doit... doit... » (Parié.) Qu'est-ce que j'ai mis là? Ah! (Lisant:) « Doit s'appliquer à chasser du bout de son aile, les nuages qui de temps en temps viennent obscurcir le front de l'époux... »
LAURE
Mais, papa...
LÉPINOIS.
Laure, taisez-vous ! (Lisant:) «Le front de l'époux... » (parlé.) Qu'est-ce que j'ai mis là?... Ah! va te promener! j'ai écrit ça très-vite... (serrant son papier.) Je te le recopierai.
LAURE
fin double, papa?
LÉPINOIS.
Je terminais en te disant que tu faisais un mariage inespéré.,. Tu épouses M. Olivier deUîillancej, un auditeur ai conseil d'État... possesseur d'une fortune très-satisfai-