ACTE PREMIER
LA.URE, ouvrant le coffret et désappointa.
Ah 1... un dé... et un paquet d'aiguilles...
ROBERT
L'emblème du ménage!... les attributs d'une honnête femme I
THÉRÈSE
Je comprends... et je vous remercie.
Elle pose le coflPret sur le guéridon.
LAURE
Eh bien, moi, j'aurais trouvé un petit diamant beaupup plus spirituel...
LÉPINOIS.
Le fait est qu'un dé et une aiguille... Il ne mangue plus que des boutons de chemise.
JOSEPH, annonçant.
M. Olivier de Millancey !
LÉPINOIS, vivement.
Mon gendr«l Faites entrer I
SGÈiNE V.
Les Mêmes-, OLIVIER, puis MADAME LÉPINOIS.
Olivier parait : habit noir, cravate blanche, tenue très élégant»^ LÉr (NOIS, allant à lui avec empressement
Arrivez dopc mon cher.
OLIVIER
Bonjour, boau-père ! (Donnant la main k Thérèse.) M« chère
Thérèse 1 (a Laure.) Et vous, petite sœur, mon ennemie intime 1 (ii lui donne aussi la main.) Tu vas bien, Robert?
ROBERT
Pas mal... merci.
LÉPINOIS.
Eh bien, mon gendrs, vous voilà sous les armes.., la tenue est irréprochable...
OLIVIER
N'est-ce pas? cela a son cachet... regardez-moi un peu cet habit, coupe de Darnet frères ; chemise de Longueville, chaussure de Sakowski... Rien de trop beau... le dessus du panier I
LÉPINOIS, bas, à Laure.
N'est-ce pas qu'il est splendide ?
LAURE
Oui... Il est très-bien mis.
MADAME LÉPINOIS, entrant en grande toilette, à la cantonade.
Préparez mes gants et mon mouchoir de dentelles... (a Thérèse.) Comprend- on ça?... le coiffeur et la couturière ne sont pas encore arrivés. — Ah! monsieur Olivier !
OLIVIER
Belle-maman! (il lui baise la main.) Ahl mais vous êtes radieuse...
MADAME LÉPINOIS, avec bonhomie.
J'ai mis ce que j'avais de mieux... un jour comme ce-^ lui-ci...
OLIVIER, l'examinant.
Bonnet à barbe d'Angleterre... robe de moire antiquevolants de dentelle... nœud duchesse... mancheb boutoiinées et franges.