‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 305 sur 327 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADAME LÉPINOIS.

Mais alors... c'est vous qui ne le serez plus assez.

GRANDGICOURT, étonné.

Moi?

LÉPINOIS.

Par exemple 1 (a Grandgicourt.) Qu'est-ce que vous avez?... quarante-deux ans ?

GRANDGICOURT.

A peu près

MADAME LÉPINOIS.

Ah 1 pardon! vous fréquentiez le Jardin Marbeuf en 1829... il y a trente-quatre ans.

Je l'avoue... j'ai quelques années de plus.

LÉPINOIS.

Qu'est-ce que l'âge, quand les convenances y sont ?

MADAME LÉPINOIS.

Mais elles n'y sont pas !

LÉPINOIS.

Qu'en savez -vous? Il faudrait au moins consulter votre fille.

MADAME LÉPINOIS.

Ça, je ne demande pas mieux !... Elle va venir.

LÉPINOIS, à Grandgicourt.

Soyez tranquille... Je la verrai... je la raisonnerai.

Crandgicourt.

Parlez- lui de mon affection... de mon amour...

LÉPINOIS.

Oui... de votre fortune.

GRANDGICOURT.

Adieu I je reviendrai tantôt chercher la réponse... (Suiuant madame Lépinois.) Madame... permettez-moi de conserver quelque espoir.

MADAME LÉPINOIS.

Je ne m'engage à rien.

Ahl VOUS êtes cruelle I

Il sort par le fond.

Page 1