‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 313 sur 327 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, OLIVIER.

OLIVIER, entrant par la gauche et appelant.

Joseph! Joseph!... Que vois-jei... mon beau-père... Madame Lépinois... à cette heure matinale?

MADAME LÉPINOIS, trôs-froidement.

Oui, monsieur, c'est nous ! (Bas, à son mari.) Soyez digne'

LÉPINOIS, bas.

Sois tranquille ! (Haut, à olivier.) Oui, monsieur, c'esf nous!

OLIVIER

Ah ! mon Dieu, quel accueil solennel I

THÉRÈSE, qui s'est assise sur le canapé à droite.

Monsieur, j'ai prié mon père et ma mère de venir pour assister à l'expUcation qui doit avoir lieu entre nous.

OLIVIiïR, étonné.

Une explication?..

LÉ Pin 01 s, bas, à Olivbr.

Niez la lettre I

OLIVIER, bas.

Quelle lettre?...

MADAME LÉPINOIS, à son mari.

Vous dites?...

LÉPINOIS.

Rien, ma bonne.

Ella remonte.

THÉRÈSE

Il ne me convenait pas kier de provoquer un scandale dans le salon de M. le baron de Grandgicourt ; mais vous n'avez pas espéré, je suppose, que je fermerais les yeux sur votre conduite ?

OLIVIER

Ma conduite ?

THÉRÈSE

Je veux parler de vos assiduités auprès de madame de Tremble.

MADAME LÉPINOIS, appuyant.

La petite vendangeuse I

Ah l une scène de jalousie !... et c'est pour cela que vous îvez convoqué le conseil de famille?...

THÉRÈSE

J'ai voulu que mon père et ma mère apprissent jusqu'à quel p(>int vous avez trompé leur confiance et la mienne.

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