ACTE TROISIÈME
OLIVIER
Voyons, ma chère, ne faisons pas de mélodrame... c'est un genre que je déteste... Qu'avez-vous à me reprocher?
LÉPINOIS, à part.
n va s'enferrer 1
OLIVIER
Quelques attentions d'un homme bien élevé, auprès d'une jolie femme, quelques gadanteries banales...
MADAME LÉPINOIS, éclatant.
Banales I... un baiser I...
OLIVIER, surprl».
Comment ! vous savez ?. ,
THÉRÈSE
Oui, monsieur, j'étais là I...
OLIVIER
Et vous avez pris au sérieux une plaisanterie?...
De salon I
OLIVIER
D'ailleurs, un baiser sous le masque n'a rien de compromettant... c'est une sorte d'hommage familier... uc compliment des lèvres... où le cœur n'est pour rien.
LÉPINOIS.
Pour rien du tout !
OLIVIER, s'asseyaat près d'elle, sur une ohaise.
Il serait temps cependant de laisser de côté vos scrupules de petite bourgeoise effarouchée... et de prendre un peu le diapason du monde dans lequel vous êtes entrée
THÉRÈSE
Je vous remercie du conseil.
OLITIER.
Où diable avez- vous rêvé que mes soins auprès de madame de Tremble pouvaient être un danger pour vous ?. . Je la connais à peine, cette dame... je ne la reverrai pro bablement jamais...
THÉRÈSE
Pardon... vous la reverrez... je vous annonce sa visite pour aujourd'hui.
OLIVIER
Comment?...
LÉPINOIS, bas et vivement.
Niez la lettre I
Quelle lettre ?
THÉRÈSE, lui tendant la le^re.
Celle-ci 1...
OLIVIER, parcourant la lettre, et à part, se levîmt.
De la comtesse ! Maladroite !
THÉRÈSE, se levant.
A l'avenir, je suivrai vos conseils,... monsieur... j'essayerai de me familiariser avec les habitudes et les mœurs de votre liionde... je ne suis encore qu'une petite bourgeoise.. je perdrai ces scrupules que vous me reprochez I
OLIVIER
Thérèse l