‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 321 sur 327 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

OLIYIER.

Je ne saisis pas...

JONSÀC.

J'ai compris qu'au milieu de toutes ces intrigues, il serait bien difficile à votre femme, de ne pas en rencontre) une... j'ai compris qu'il lui fallait un roman, pour évitei une chute... et j'ai été ce roman... roman plein de réserve, de tact, de mesure... j'ai occupé son esprit en respectant son cœur... enfin, j'ai joué près d'elle le rôle ingrat d'un amoureux... qui ne veut pas être aimé. (Se levant.) Olivier, croyez-moi, je puis avoir des défauts, des vices même... mais deux choses me sont restées : la reconnaissance et la loyauté.

OLIVIER

En vérité.,, je ne sais ce que je dois croire...

JONSAC.

Voyons, réfléchissez, si j'avais cherché à séduire votre fomme, si j'avais été capable de cette lâcheté, vous aurais je donné hier au soir le conseil de quitter madame de Tremble pour suivre madame de Millancey?

OLIVIER

C'est vrai... cette insistance... ces paroles honnêtes...

JONSAC.

Oui... c'est vrai, j'ai prêché un peu... ce n'est pas dan? mes habitudes... mais pour un ami qui allait se perdre...

OLIVIER, Ht) levant.

Je vous crois, monsieur... mais vous avez joué un jeu dangereux, . .

JONSAC.

Non .. je suis sur de moi...

■ÇK

OLIVIER

Mais elle?

OLIVIER

Si ma femme, subjuguée par vos soins, vos hommages, votre esprit... si elle vous aimait?

DE JONSAC, effrayé.

Elle? que dites-vous? Allons donc, c'est impossible l

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