ACTE DEUXIÈME. S
HERNANDEZ, apportant un tabouret.
Pour la poitrine de monsieur!
MARTIN
Et un coussin sous la tête.
Hernandez preud un coussin do divan et le place derrière là: tête d'Agénor.
AGÉNOR, à Martin.
Oh 1 tu es bon, toi ! Tu m'aimes !
Hernandez va s'asseoir sur la divan. — Agénor est assis au milieu de la scène. •— Martin est debout, près de lui.
MARTIN
Oui... oui... sois tranquille 1 Gomment te trouves-tu?
AGÉNOR
Mal! J'ai froid... je sens comme un faux frisson.
MARTIN, apercevant la fenêtre ouverte.
Parbleu! on a laissé la fenêtre ouverte 1 Quel est l'imbécile?... (a Hernandez.) Ferme la fenêtre.
Hernandez la ferme avec humeur et revient s'asseoir sur le divan.
AGÉNOR
Ohl j'ai la bouche sèche... je boirais bien...
MARTIN
Quoi?
AGÉNOR
Je ne sais pas quoi. Rien ne me dit.
MARTIN
Parle. Dans ta position, tu peux tout demander.
AGÉNOR
Eh bien, donne -moi un petit grapillon de raisin.
MARTIN
Ah ! c'est qu'au commencement de juillet, il n'y a pas encore de raisin.
AGÉNOR
Alors, une pêche au sucre.
MARTIN
Ahl c'est qu'au commencement de juillet, il n'y a pas de pêches non plus.
HERNANDEZ, à part.
n n'a pas de chance, le condamné!
Mais veux-tu du poulet... avec du tabac et un verre d'eau-de-vie... c'est ton droit!
AGÉNOR
De l'eau-de-viel Tu veux donc me tuer?
MARTIN, vivement.
XonI pas encore! c'est trop tôt!
AGÉNOR, poussant un cri.
Ahl
MARTIN
Quoi?
AGÉNOR
Allons, bien! voilà l'intestin qui se prend!
HERNANDEZ, à part, avec mépris.
Ah) galette I
AGÉNOR
Non, ça se calme. Je me suis levé pour écrire à mon oncle.