‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 41 sur 327 · ACTE DEUXIÈME. S · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. S

HERNANDEZ, apportant un tabouret.

Pour la poitrine de monsieur!

MARTIN

Et un coussin sous la tête.

Hernandez preud un coussin do divan et le place derrière là: tête d'Agénor.

AGÉNOR, à Martin.

Oh 1 tu es bon, toi ! Tu m'aimes !

Hernandez va s'asseoir sur la divan. — Agénor est assis au milieu de la scène. •— Martin est debout, près de lui.

MARTIN

Oui... oui... sois tranquille 1 Gomment te trouves-tu?

AGÉNOR

Mal! J'ai froid... je sens comme un faux frisson.

MARTIN, apercevant la fenêtre ouverte.

Parbleu! on a laissé la fenêtre ouverte 1 Quel est l'imbécile?... (a Hernandez.) Ferme la fenêtre.

Hernandez la ferme avec humeur et revient s'asseoir sur le divan.

AGÉNOR

Ohl j'ai la bouche sèche... je boirais bien...

MARTIN

Quoi?

AGÉNOR

Je ne sais pas quoi. Rien ne me dit.

MARTIN

Parle. Dans ta position, tu peux tout demander.

AGÉNOR

Eh bien, donne -moi un petit grapillon de raisin.

MARTIN

Ah ! c'est qu'au commencement de juillet, il n'y a pas encore de raisin.

AGÉNOR

Alors, une pêche au sucre.

MARTIN

Ahl c'est qu'au commencement de juillet, il n'y a pas de pêches non plus.

HERNANDEZ, à part.

n n'a pas de chance, le condamné!

Mais veux-tu du poulet... avec du tabac et un verre d'eau-de-vie... c'est ton droit!

AGÉNOR

De l'eau-de-viel Tu veux donc me tuer?

MARTIN, vivement.

XonI pas encore! c'est trop tôt!

AGÉNOR, poussant un cri.

Ahl

MARTIN

Quoi?

AGÉNOR

Allons, bien! voilà l'intestin qui se prend!

HERNANDEZ, à part, avec mépris.

Ah) galette I

AGÉNOR

Non, ça se calme. Je me suis levé pour écrire à mon oncle.

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