‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 42 sur 327 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MARTIN

Ça va te latiguer

AGÉNOR

Approche-moi la table. . Je vais essayer de tracer quel gués lignes.

Oui. (a Hernandez.) La table!... approchons la table 1...

HERNANDEZ, à part.

U me fait faire un métier de commissionnaire.

Ils placent la table devant Agénor. — Hernandez va se rasseoir sur le divan.

AGE N OR, écrivant.

« Mon cher oncle... » (S'interrompaat, à Martin.) Tu nepCUX

donc pas m'avoir un petit grapillon de raisin?... Je payerai ce qu'il faudra...

MARTIN

Mais il n'y en a pas I il n'y en a pas 1

HERNANDEZ, à part.

Il est sciant avec son raisin !

AGÉNOR, reprenant la plume.

« Mon cher oncle, je suis bien malade à Chamounix, et, malgré toute mcn énergie, je ne sais si je pourrai vous revoir jamais... » (Laissant tomber sa plume.) Non... je Suis

trop faible... La sueur me monte... Prends la plume, Ferdinand.

MARTIN

Oui... repose-toi sur ce divan... Hernandez, aide-le!

(Hernandez vient prendre Agénor par le bras et l'installe «ur le divan face à la fenêtre.) Le COUSSiul le COUSSiuI..,

HERNÀriDEZy apporte le coussin en jurant.

Valgame à laporral

Il va s^asseoir à droite MARTIN, s'asseyant à la table.

Maintenant, tu vas me dicter.

âGÉNOR, dictant.

« J'emprunte, pour continuer ma lettre, la main de mon meilleur ami. »

UÀRIIN, à part, écrivant.

Canaille I

ÂGÉ NCR, dictant.

« De mon meilleur ami, dont la femme m'a soigné avec ie dévouement d'une sœur... »

HERNANDEZ, à part, jaloux.

D'une sœur 1

AGÉNOR. dictant.

(( De charité. Je ne crains pas d'exagérer en disant que cette femme est un ange... »

Hernandez se lève.

MARTIN, à part.

Un angel... ellel... (a Hemandez.) Tiens, prends la plume... je ne peux pas continuer I

Il se lève.

HERNANDEZ, protestant à voix basse.

Âh! mais les écritures... ça m'embête!

MARTIN, bas.

Puisqu'il est condamné 1 nous ne devons rien lui refuser,

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