ACTE DEUXIÈME
HERNANDEZ
C'est juste, l'animal 1
Il se met à tablo.
ÂGÉ N OR, à Martin.
Tu n'écris plus?
MARTIN
Non, j'ai une convulaion dans le pouce... Don Hernandez va me relayer.
Il remonte, HERNANDEZ, la plume à la main, à Agénor.
Quand il plaira à monsieur?
AGÉNOR, dictant.
« J'emprunte, pour continuer ma lettre, la main d'un indifférent. »
HERNANDEZ, à part.
n a du nez I
AGÉNOR
« Je sens bien que je ne pourrai pas continuer mon voyage. »
HERNANDEZ, se levant et allant i. Agénor.
Hein?
Qu'est-ce qri'il dit?... (Bas, à Hernandez.) Il nous échappe! Agénor.) Voyons, un peu de courage, sacrebieul
AGÉNOR
Oh! non!... les forces...
MARTIN
Viens seulement jusqu'à la Handeck... Je ne t'en demande pas plusl
HERNANDEZ
On dit que c'est si joli I
AGlâNOR, àMartie.
Tu m'achèteras la photographie.
MARTIN
Ce n'est pas la même chose.
AGÉNOR, à Hernandez.
Continuez. (Dictant.) « Je quitterai sans regret ce pays., où l'on ne trouve même pas à acheter un grapillon àt raisin. »
HERNANDEZ, à part
Encore son raisin!
AGÉNOR, dictant.
« Je serai à Paris. »
HERNANDEZ, écrivant.
Pas si vitel
AGÉNOR, reprenant.
« Je serai à Paris mercredi. » Donnez que je signe. (Hernandez lui apporte la lettre avec le Liivard. Il signe.) Ah! cette
lettre a épuisé mes forces. Je vais rentrer. Ton bras, Ferdinand I
MARTIN
'Oui, voilà!
Hernandez remet la table et le fauteuil en place, pendant qu'Agénor, soutenu par Martin, se dirige vers sa chambre; puis Hernandez prend Martin par la manche de son habit et le ramène brusquement en scène. Agénor, tenant toujours Martin, trébuche et manque de tomber.
HERNANDEZ, à Martin, ba«.
Oue vas-tu faire?