ACTE DEUXIÈME
PIONCEUI.
On s'en val...
Il sort par le fond en jetant un regard de regret sur lopoalel. AGÉNOR, mangeant.
Vous permettez?...
LOÏSA
Mon ami, pendant que vous étiez étendu sur votre li! de douleur, j'ai fait un vœu.
AGÉNOR, se servant à boire.
Lequel?
LOÏSA
J'ai fait vœu de ne plus tromper mon mari.
AGÉNOR, la Louche pleine.
Comme ça se trouve! j'ai fait le même vœul
LOÏSA
Ah! comme nos cœurs se comprennent!... Nous fuirong ensemble.
AGÉNOR, la regardant, stupéfait.
Hein!
LOÏSA
Votre fortunje suffira pour nous deux
AGÉNOR
Ah! permettez!
LOÏSA
Nous irons cacher notre bonheur dans un nid de ver dure.
AGÉNOR, se levant, une cuisse de poulet à la main.
Écoutez, Loïsa, je suis convalescent... Je relève de ma
la«iie.„ le ne suis pas en train d'enlever des femmes... Ma santé ne me le permet plus...
Il s'assied et sa remet à mangcir.
LOÏSA
C'est bien, monsieur, je vous comprends... Je sais ce qu'il me reste à faire... J'en ai assez, de cette vie de mensonges et d'hypocrisie... il faut en finir.
ÂGÉ N OR, à part, mangeant toujours.
La bague 1 le poison des Indiens! Je l'attendais!
LOÎSA.
Agénor... regardez-moi bien en face. Vous savez si je suis une femme de résolution...
AGÉNOR, à part, mangeant.
Si elle croit que je vais couper dedans!
LOÎSA.
J'ai fait vœu de ne plus tromper mon mari... et ce que j'appelle ne plus tromper un homme... c'est lui tout avouer.
àGÉNOR, bondissant; il se lève.
Hein 1 voilà autre chose ! Vous ne ferez pas cela, Loïsa !
LOÏSA
J'attends M. Martin... et vous allez voir!...
AGÉNOR
C'est impossible... Ce serait lui porter un coup...
LOÏSA
Voulez-vous fuir, oui ou non?
ÀGÉNOR, hésitant.
Eh bien, oui... Non.., Je demande jusqu'à demain pour réfléchir.