‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 72 sur 327 · MARTIN, AGÉNOR · texte numérisé non relu

MARTIN, AGÉNOR

AGÉNOR, bondissant.

Il a dit roquet! (courant à la porte.) Espagnol de carton!

II va pour sortir à gauche.

MARTIN

Monsieur Montgommier, un mot : J'ai été trop lié avec vous pour assister de sang-froid à la boucherie qui se prépare. Le châtiment que je vous ai infligé me suffit; je ne veux pas votre mort.

i08 LE PRIX MARTIN.

AGÉNOR

ai tu savais à quel point je me fiche de ton Incas...

Je vous ai déjà prié de ne pas me tutoyer.

AGÉNOR

Ça m'est échappé.

MARTIN

Au nom de notre défunte amitié, écoutez un dernier con seil... Pendant qu'il vous cherche dans la forêt, filez sur Paris 1

AGÉNOR, froissé

Ahl monsieur, vous oubliez que j'ai porté l'épaulette!

MARTIN

Je ne peux pas m' expliquer, mais c'est fait de vous si vous acceptez ce duel formidable !

AGÉNOll.

Eh bien, après? Que m'importe l'existence maintenant .. je iî'£Li plus d'ami!

MARTIN, ému.

Vous êtes d'âge à faire de nouvelles connaissances.

AGÉNOR, ému.

Non, Ferdinand!

MARTIN

Ne m'appelez pas Ferdinand... Nous sommes en froid.. Au surplus, je vous ai donné cet avertissement... Mainte . aant, le reste vous regarde, monsieur.

Il remonte.

AGÉNOR, s*inc1inant.

Je vous remercie, monsieur.

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