ACTE TROISIEME
MARTIN, revenant tout à cxjup.
Mais, malheureux, ce n'est pas à un combat loyal que vous marchez, c'est à un guet-apens! Don Hernandez a un truc'
AGÉNOR
Lequel?
MARTIN
Non, j'en ai déjà trop dit... Vous n'espérez pas que je trahirai pour vous un parent, le chef de la famille, le champion de notre honneur!... Jamais, monsieur, jamais! (Changeant de ton.) L'animal sc cache derrière un buisson ; il Tnet son chapeau et son paletot au bout de sa carabine, bien en vue! Vous tirez; il vous crie : « Jesuismort! » Vous vous avancez... et il vous escofie... C'est épouvantable I
AGÉNOR
Très-canaille, son truc! je le prends!
MARTIN, vivement.
Je VOUS le défends, monsieur!
AGÉNOR
Mais cependant...
MARTIN
Je vous le défends!... vous n'avez pas le droit d'abuser d'un secret qui m'est échappé... donnez-moi votre parole..
AGÉNOR
C'est bien, monsieur mon adversaire est votre parent., sa vie me sera sacrée!...
MARTIN, inquiet.
Hein?... qu'est-ce que vous entendez par là?
AGÉNOR
Je saurai m'immoler!
MARTIN
Mais je ne vous demande pas ça! défendez- vous, au contraire... tâcliez de le... (se reprenant.) de l'éviter ..< mais ne vous servez pas de son truc, c'est à lui ce truc, c'est le truc de la famille... cherchez-en un autre... un boni un meilleur! (Avec émotion.) Adieu... et bonne chance !
AGÉNOR
Nous ne nous reverrons probablement jamais..
MARTIN, trôi-ému, sur la porte de sa chambre.
Après tout, je ne le connais que depuis quinze jours, îet Espagnol!... prenez son truc si vous voulez!
AGÉNOR
Ah! tu as beau dire, tu m'aimes toujours I
MiRTIN.
Non, monsieur... là où il n'y a plus d'estime, il ne saurait y avoir d'amitié.
Il rentre dans sa chambr».