ACTE TROISIÈME
LOI SA, effrayée, passant à droite.
Mais alors, je suis perdue !
HERNANDEZ
Ça m'en a l'air... Il est furieux... il rumine une vengeance dans la manière des Borgia.
Ah I mon Dieu 1
HERNANDEZ, à part.
Ça prend! (Haut.) Si vous m'en croyez, vous ne mange rez rien tant que vous serez en Europe.
LOÏSA
Merci bien !
HERNANDEZ
Excepté des œufs à la coque, parce qu'on ne peut rien fourrer dedans.
LOÏSA, éperdue, passant à gauche.
Mais que faire? que devenir? Je ne peux pas rester ici!
Elle s'assied près de la table.
HERNANDEZ
Je VOUS offre un asile! venez dans mes États.
LOISA
Ah î non, c'est trop loin !
HERNANDEZ, s'approchant d'elle.
Une promenade... toujours sur l'eau... Vous ne connaissez pas mon pays... quelle nature! le ciel est bleu, la mer est bleue, la terre est bleae... Vous serez continuelle' men\ en palanquin... et, la nuit, je vous donnerai quatre Indiens dans leur costume national, pour écarter les mouches de votre gracieux visage... Quant à la nourriture...
il4 LE PRIX MARTIN.
Oh! ne parlons pas de ça !
HERRANDEZ, se jetant à genoux.
Dites lin mot, senora, et je dépose mon trône à tos pieds.
LOISA
Ah! Hernandez... ne me tentez pasl (LangaisaammMt.) Vous êtes donc veuf?
HERNANDEZ, se relevant.
Hélas! non!
LOI SA, se levant.
Vous m'offrez votre trône... et votre femme?
HERNANDEZ
La reine? J'ai pensé à elle... je lui donnerai \:.fle place dans ma lingerie... rien à faire!... Abandonnez-vous à moi, c'est le ciel que je vous ouvre.
LOÎSA.
Et mes devoirs?
HERNANDEZ
Lesquels?
LOÏSA
Je ne sais pas ce que je dis... vous me grisez, vous me chirmez... et puisque mon mari a oublié sa mission, qpà est de me protéger... don Hernandez, ramenez-moi chez ma mère!
HERNANDEZ, la serrant dans ses bras et l'embrassant.
Ta mère! c'est moi qui serai ta mère! c'est moi qui serai ta mère !
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