SCÈNE XIV
Les MéMES, MARTIN, puis AGÉNOR.
MARTIN, entrant de droitA
Hein?... que vois-je?
LOÏSA
Mon mari !
Elle se sauve par le fond à gauche.
MARTIN, sautant sur la carabine déposée par Hernandez et le couchant en joue.
Ah! toi aussi!...
HERNANDEZ
Ne tirez pas !
AGÉNOR, entrant de l'autre côté avec a ne carabJnef et icoichanf eu
joue Hernandez.
Garde-toi 1
HERNANDEZ
Ne tirez pasl je me rends l
AGÉNOR
Trop tard 1
MARTIN, à Agénor.
Bas les armes !
Mais notre duel?...
MARTIN
Assez de sang répandu! Moi seul ai h droit de donne?
iî5 LE PRIX MARTIN.
des ordres icil (a part.) Il me vient une idée de vengeance raffinée... (Haut.) Votre vie est entre nos mains, don flernandez : vous soumettez-vous d'avance à ce que je décide de vous?
HERNANDEZ
Parbleu ! je n'ai pas d'arme, et vous êtes deux.
MARTIN
Voici mon arrêt... et pas de prières, pas de supplications.,, je suis inflexible!
AGÉNOR, à part.
Il va lui faire fonder un second prix.
MARTIN, à Hernandez.
Vous allez emmener celle qui fut madame Martin dans vos pampas du nouveau monde, de manière que l'ancien ne soit plus troublé par cette Hélène moderne.
AGÉNOR
Ah ! voilà une bonne idée !
HERNANDEZ
J'accepte, (a part.) Est-il bête!
MARTIN, àpart.
Je crois que, si tous les maris agissaient avec la même rigueur, on verrait moins de scandales dans les familles '
HERNANDEZ
Et quand veux-tu que nous partions?
MARTIN
Je vous prie de ne plus me tutoyer... un mur de glace nous sépare... Vous partirez sur-le-champ.
HERNANDEZ
On y va! (a Agénor.) Quant à vous, monsieur, dans