‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 107 sur 348 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

CABOUSSAT, puis MACHUT.

CABOUSSAT, seul.

Il commence à m'inquiéter avec ce défaut... qui est presque un vicel... je ne serais pourtant pas fâché de le connaître.

MACHUT, paraissant aa fond, très-animé et parlant 4 la cantoaadA.

C'est une calomnie... et je le prouverai!

CABOUSSAT.

Machutî... à qui en as-tu donc?

MACHUT

C'est M. Ghatfinet, votre concurrent... qui iuit courir sur mon compte un bruit infâme !

CABOUSSAT.

Un bruit,., infâme?

Il ne fait pas sentir la liaison.

154 LA GHAM Maire.

MACHUT

Il pi'étend que j'ai tué votre varlie.

CABOUSSAT.

Mais c'est faux,., puisqu'elle était morte avant ton arrivée.

MACHUT

Eh bien, écrivez-moi ça &ur im bout de papier, pour que je le confonde, cet animal-là !

CABOUSSAT.

Écrire, moi?... (a part.) Et ma lille qui n'est pas làl (Haut.) Mon ami, il est des injures auxquelles un homme qui se respecte ne doit répondre que par le silence et le mépris.

MACHUT

Oui, mais, moi, je préfère l'aplatir... Vite! écrivez-moi on mot...

CABOUSSAT.

Tu n'y penses pas... j'aurais l'air de te donner un certificat.

MACHUT

Précisément, voilà ce que je veux...

CABOUSSAT.

Non... je ne peux pas... c'est impossible...

Comment! vous me refusez?... vous refusez de dire vérité?... moi qui, depuis huit jours, piétine dans les cam pagnes pour vous ramasser des voix..

CABOUSSAT.

Tu 35 raison, . ce certificat, je te le donnerai.

MACHUT

Ai

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