SCENE ONZIÈME
CÀBOUSSAT.
Plus tard... demain...
MACHUT
Tout de suite... Les électeurs sont assemblés, et jeveuj le faire lire à tout le monde.
CABOUSSAT, à part.
A tout le monde !... Et ma fille qui n'est pas là!
MACHUT
Il s'agit de ma réputation, de mon honneur de vétérinaire... Si je ne démens pas sur-le-champ un pareil bruit mon état est perdu; je suis ruiné, obligé de quitter le pays... (Avec attendrissement.) Songez que j'ai une femme et cinq enfants.
CABOUSSAT, faibiiâsant, à part
Le fait est qu'il a cinq enfants...
MACHUT, conûdentiellement.
Et un autre en route...
Et un autre... en route...
MACHUT, préparant le papier sur la table.
Voyons... mettez -vous là... Il vous est si facile de griffonner deux lignes, à vous, un savant.
Il le fait passer à la table.
CABOUSSAT, s'asseyant.
Deux lignes... seulement?
MACHUT
Je certifie que ma vache était déjà morte quand le ?ieur Màchut s'est présenté chez moi... » Ce n'est pas long.
CÂBOUSSAT.
C'est vrai, (a part.) Après ça, en m'appliquant et en faisant des pâtés... (ii se met a la table «t écrit.) « Je certifie... » (a part.) f... i... fi... non! je crois qu'il faut un t à la fin... Ces diables det... Bahl je vais faire un pàtél
n continue A écrire.
MACHUT
Ab ! nous allons voir un peu le nez que fera M. Ghafinetl
CA.BOUSSAT, stj levant et lai remettant le papier.
Voilà, mon ami... Il y a quelques pâtés par-ci par-ià... mais j'ai une mauvaise plume.
MACHUT
Ça n'y fait rien, avec un pareil papier, je suii tranquille...
CAB0USS.\T, à part.
Oui... mais, moi, je ne le suis pas