‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 108 sur 348 · SCENE ONZIÈME · texte numérisé non relu

SCENE ONZIÈME

CÀBOUSSAT.

Plus tard... demain...

MACHUT

Tout de suite... Les électeurs sont assemblés, et jeveuj le faire lire à tout le monde.

CABOUSSAT, à part.

A tout le monde !... Et ma fille qui n'est pas là!

MACHUT

Il s'agit de ma réputation, de mon honneur de vétérinaire... Si je ne démens pas sur-le-champ un pareil bruit mon état est perdu; je suis ruiné, obligé de quitter le pays... (Avec attendrissement.) Songez que j'ai une femme et cinq enfants.

CABOUSSAT, faibiiâsant, à part

Le fait est qu'il a cinq enfants...

MACHUT, conûdentiellement.

Et un autre en route...

Et un autre... en route...

MACHUT, préparant le papier sur la table.

Voyons... mettez -vous là... Il vous est si facile de griffonner deux lignes, à vous, un savant.

Il le fait passer à la table.

CABOUSSAT, s'asseyant.

Deux lignes... seulement?

MACHUT

Je certifie que ma vache était déjà morte quand le ?ieur Màchut s'est présenté chez moi... » Ce n'est pas long.

CÂBOUSSAT.

C'est vrai, (a part.) Après ça, en m'appliquant et en faisant des pâtés... (ii se met a la table «t écrit.) « Je certifie... » (a part.) f... i... fi... non! je crois qu'il faut un t à la fin... Ces diables det... Bahl je vais faire un pàtél

n continue A écrire.

MACHUT

Ab ! nous allons voir un peu le nez que fera M. Ghafinetl

CA.BOUSSAT, stj levant et lai remettant le papier.

Voilà, mon ami... Il y a quelques pâtés par-ci par-ià... mais j'ai une mauvaise plume.

MACHUT

Ça n'y fait rien, avec un pareil papier, je suii tranquille...

CAB0USS.\T, à part.

Oui... mais, moi, je ne le suis pas

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