ACTE PREMIEB
BLANDINET, lisant.
« Mais de* raisons, dont vous apprécierez la valeur quand je vous les aurai fait connaître, m'obligent à prendre une grave détermination... »
LÉONCE
Parfaitl
HENRIETTE
Après?
BLANDINET.
Voilai... j*en suis resté là...
HENRIETTE et LÉONCE.
Comment?
BLANDINET.
Dame ! je leur annonce des raisons et je n*en al pas à leur donner- Ah! si i'en avais! mais je n'en ai pas I... ma maison es>i ce qu eue était quand je la leur ai louée... je ne l'ai pas agrandie... je ne l'ai pas embellie... au contraire... les plafonds sont noirs, les serrures crient... mais ce serait à eux à me demander de la diminution I II faut être logique I
HENRIETTE
Sans doute, mon ami... mais puisque tout augmente.
BLANDINET, s'animant.
Nonl c'est cruel, c'est odieux, c'est méchant, ce que vous voulez me faire faire là !
LÉONCE
Mon père I
HENRIETTE
Voyons... voyons... ne parlons plus de cela... et viens te mettre à table...
BLANDINET.
Non... je n'ai pas faim... Quand on a une pareille lettre à écrire...
HENRIETTE
Eh bien, tu l'écriras plus tard, pour le terme prochain.
BLANDINET, enchanté.
C'est cela... ça me donnera le temps de chercher des raisons... de bonnes... s'il y en a! (lu «'asseyent a tabi«.) Ah! ça va mieux 1 (a Léonce.) Passe-moi des radis... A propos, tu sais que mon frère François arrive aujourd'hui d'Elbeuf?
HENRIETTE
J'ai fait préparer sa chambre.
LÉORCB.
Je suis bien sûr que mon ..m-l.^ n^igmente ses locataires, lui.
BLANDINET.
S'il a des raisons, il fait bien... Quand j'ai desrn^^on? je suis très-ferme... je suis même un peu Turc...
HENRIETTE
Toi!
LÉONCE, riant.
Ce pauvre pore !
BLANDINET.
Témoin Williams, notre ancien cocher...
HENRIETTE
n se grisait tous les jours.
LÉONCE
Il nous versait trois fois par semaine.