‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 127 sur 348 · ACTE PREMIEB · texte numérisé non relu

ACTE PREMIEB

BLANDINET, lisant.

« Mais de* raisons, dont vous apprécierez la valeur quand je vous les aurai fait connaître, m'obligent à prendre une grave détermination... »

LÉONCE

Parfaitl

HENRIETTE

Après?

BLANDINET.

Voilai... j*en suis resté là...

HENRIETTE et LÉONCE.

Comment?

BLANDINET.

Dame ! je leur annonce des raisons et je n*en al pas à leur donner- Ah! si i'en avais! mais je n'en ai pas I... ma maison es>i ce qu eue était quand je la leur ai louée... je ne l'ai pas agrandie... je ne l'ai pas embellie... au contraire... les plafonds sont noirs, les serrures crient... mais ce serait à eux à me demander de la diminution I II faut être logique I

HENRIETTE

Sans doute, mon ami... mais puisque tout augmente.

BLANDINET, s'animant.

Nonl c'est cruel, c'est odieux, c'est méchant, ce que vous voulez me faire faire là !

LÉONCE

Mon père I

HENRIETTE

Voyons... voyons... ne parlons plus de cela... et viens te mettre à table...

BLANDINET.

Non... je n'ai pas faim... Quand on a une pareille lettre à écrire...

HENRIETTE

Eh bien, tu l'écriras plus tard, pour le terme prochain.

BLANDINET, enchanté.

C'est cela... ça me donnera le temps de chercher des raisons... de bonnes... s'il y en a! (lu «'asseyent a tabi«.) Ah! ça va mieux 1 (a Léonce.) Passe-moi des radis... A propos, tu sais que mon frère François arrive aujourd'hui d'Elbeuf?

HENRIETTE

J'ai fait préparer sa chambre.

LÉORCB.

Je suis bien sûr que mon ..m-l.^ n^igmente ses locataires, lui.

BLANDINET.

S'il a des raisons, il fait bien... Quand j'ai desrn^^on? je suis très-ferme... je suis même un peu Turc...

HENRIETTE

Toi!

LÉONCE, riant.

Ce pauvre pore !

BLANDINET.

Témoin Williams, notre ancien cocher...

HENRIETTE

n se grisait tous les jours.

LÉONCE

Il nous versait trois fois par semaine.

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